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mardi 28 février 2017

POUR NE PAS LES OUBLIÉS ! C' ÉTAIT UN 28 FÉVRIER !

Alde Vinci a ajouté 2 photos.   facebook
C’était un 28 février : le massacre républicain des Lucs-sur-Boulogne.


 Liste des 110 enfants assassinés. 28 février 2017 par admin4 Le 28 février 1794, tuant et incendiant sur leur passage, les colonnes des généraux républicains Cordellier et Crouzat se dirigent vers le village des Lucs-sur-Boulogne. 

Mais sur le chemin, ils sont attaqués et mis en fuite par les troupes royalistes et catholiques de Charette. 

Cependant, après sa victoire, Charette, obligé de pratiquer la guérilla, doit se retirer. 

Martincourt, un lieutenant de Cordellier, s’en aperçoit et après avoir rallié plusieurs fuyards, se dirige vers le village des Lucs (alors divisé en deux paroisses : le Grand-Luc avec deux mille habitants et le Petit-Luc, avec une centaine d’habitants) avec l’intention d’y exercer des représailles. 

Face à l’arrivée des colonnes, une partie de la population court se réfugier dans la chapelle du Petit-Luc alors qu’une autre partie a déjà été massacrée.

Les villageois ne sont guère en mesure de se défendre : la population présente compte principalement des vieillards, des femmes, des enfants dont 109 avaient moins de 7 ans. 

L’abbé Voyneau, curé du Petit-Luc, se présente alors aux soldats sur le chemin de la Malnaye : ceux-ci se saisissent de lui, le torturent et l’éventrent. 


Martincourt, le chef des Républicains, décide de ne pas faire de quartier. 

La chapelle étant trop petite pour contenir toute la population, les soldats ouvrent le feu sur les personnes à l’extérieur, puis afin d’économiser les cartouches, lancent une charge à la baïonnette massacrant et achevant les blessés. 

Les survivants se barricadent à l’intérieur de la chapelle, les Républicains incendient alors l’église. 

Un soldat républicain, nommé Chapelain, écrit dans une lettre : « Aujourd’hui journée fatigante, mais fructueuse. Pas de résistance. Nous avons pu décalotter à peu de frais toute une nichée de calotins. 

Nos colonnes ont progressé normalement. » On retrouvera plus tard un document du curé du Grand Luc : « Lesquels noms ci-dessus — au nombre de 564 — des personnes massacrées en divers lieux de la paroisse du Grand-Luc, m’ont été référés par les parents échappés au massacre, pour être inscrits sur le présent registre, autant qu’il a été possible de les recueillir dans un temps de la persécution la plus atroce, les corps morts ayant été plus d’un mois sans être inhumés dans les champs de chaque village du Luc : ce que j’atteste comme trop véritable, après avoir été témoin oculaire de ces horreurs et exposé plusieurs fois à en être aussi la victime. 

Au Luc, ce 30 mars 1794. C. Barbedette, curé du Luc. » 


Les noms des 109 enfants des Lucs-sur-Boulogne de moins de 7 ans, massacrés par les troupes républicaines, le 28 février 1794 : 
Marie-Modeste AIRIAU, de la Ricoulière, 5 ans et 7mois, Thomas AIRIAU, de Villeneuve, 10 mois, Joseph ARCHAMBAUD, de Puyberne, 20 mois, Agathe ARNAUD de Belleville (tuée au Lucs ) 4 ans et demi, Etienne BERIAU, de l’Erzandière.15 jours, Marie-Madeleine BERIAU, de Roblin, 2 ans et 11 mois, Jeanne BERIAU, du Petit-Luc, 4 ans, Marie BERNARD, de la Jarrie, 3 ans, Céleste BOISSELEAU, de la Grézaudière, 6 ans, Pierre BOISSELEAU, de la Gaconnière, 6ans et demi, François BOSSIS, du bourg du Grand-Luc, 7 mois, Joseph BOSSIS, son frère, 23 mois, Louis BOSSIS, autre frère, 5 ans, Pierre BOUET, de la Surie, 27 mois, Louis BOURON, de Bourgneuf, 3 mois, Madeleine BOURON, sa cousine, de Bourgneuf, 3 ans, Marie CHARUAU, de la Guyonnière, 2 ans, Marie-Madeleine CHARUAU, sa sœur, 4ans et 3 mois, Jean CHARRIER, de la Devinière, 3 ans, Marie DAVIAUD, de l’Erzandière, 1 mois, Pierre DAVIAUD, son frère, 5 ans et 8 mois, Jeanne DAVIAUD, au Petit-Luc, 2 ans et 11 mois, Pierre DAVIAUD, son frère, 4 ans et 10 mois, Louis EPIARD, du Chef-du-Pont, 5 ans et 10 mois, Jean-François ERCEAU, de la Sorinière, 27 mois, Pierre FETIVEAU, de la Gaconnière, 27 mois, N…FETIVEAU, son frère, 3 mois, Jeanne FEVRE, du Chef-du-Pont, 5 ans et demi, Suzanne FORGEAU, de la Sorinière, 20 mois, Rose-Aimée FORT, du Champ-Dolent, 31 mois, Pierre-René FORT, son frère, 5 ans et 9 mois, Marie-Anne FOURNIER, bourg du Grand-Luc, 30 mois, Jacques FOURNIER, son frère, 5 ans et 5 mois, Marie GARREAU, de la Cornetière, 7 ans, Marie-Anne GAUTRET, de la Guénière,7 ans, Pierre GEAI, des Temples ; 25 mois, Jean GIRARD, du Chef-du-Pont, 1 an, Marie-Jeanne GIRARD, sa sœur, 4 ans et 2 mois, Pierre GIRARD, leur frère, 6 ans et 4 mois, Pierre GOUIN, des Temples, 1 an, Louis GRALEPOIS, de la Grézaudière, 13 mois, Jeanne GRALEPOIS, de la Bretonnière, 5 ans, Pierre GRATON, du Puy, 3 ans et 4 mois, Jeanne GRIS, de la Cernetière, 5 mois, Pierre GRIS, son frère, 5 ans, Lubin GUILLET, du Bourg du Grand-Luc, 6 ans, Marie GUITET, de l’Erzandière, 4 ans et demi, Marie HERMOUET, du bourg du Grand-Luc, 5 mois, Louis HIOU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois, Marie-Anne JOLI, de la Bromière, 27 mois, Marie MALARD, du Marchais, 4 ans, Jean MALIDIN, de la Primaudière, 18 mois, Marie MALIDIN, sa sœur, 3 ans et 11 mois, Jeanne MALIDIN, de la Bruère, 3 ans, Rose MALIDIN, sa sœur, 6 ans et 2 mois, Joseph MANDIN, du bourg du Grand-Luc, 23 mois, Louis MANDIN, son frère, 5 ans et 9 mois, Véronique MARTIN, de la Moricière, 1 an, Marie-Françoise MARTIN, du Petit-Luc, 2 ans, Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 4 mois, Rosalie MARTIN, de la Guénière, 2 ans et 10 mois, Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 3 mois, Rosalie MARTINEAU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois, Jean MIGNEN, de la Sorinière, 1 an, Louise MINAUD, du Brégeon, 15 jours, Louise-Marie MINAUD, sa sœur, 15 mois, Jean MINAUD, leur frère, 5 ans et 3 mois, Pierre MINAUD, autre frère, 6 ans et 11 mois, Jeanne MINAUD, de la Davière, 15 mois, André MINAUD, son frère, 4 ans et 2 mois, Véronique MINAUD, leur sœur, 6 ans et 8 mois, Pierre MINAUD, leur cousin de la Davière, 4 ans, Louise MINAUD, de l’Ethelière, 33 mois, Marie-Anne MINAUD, sa sœur, 6 ans et 11 mois, Anne MORILLEAU, de la Primaudière, 2 ans Céleste MORILLEAU, sa sœur, 6 ans et 5 mois, Jean PERROCHEAU, du Retail, 5 ans et 3 mois, Pierre POGU, de la Pellerinière, 22 mois, Jean POGU, son frère, 5 ans, Rose PREVIT, de Villeneuve, 10 mois, Marie PREVIT, sa sœur, 6 ans, Rose REMAUD, de Bourgneuf, 4 ans et 11 mois, Marie REMAUD, de la Grande-Métairie, 4 ans et demi, Pierre RENAUD, de la Nouette, 18 mois, Catherine RENAUD, sa sœur, 3 ans et demi, Jeanne RENAUD, leur cousine, de la Nouette, 4 ans, Marie-Anne RENAUD, de la Petite-Brosse, 4 ans, Pierre RENAUD, son frère, 6 ans et demi, Marie RICOULEAU, de la Bromière, 22 mois, Jeanne ROBIN, de la Retardière, 5 ans, Marie-Anne RORTAIS, de la Guyonnière, 4 ans, Jeanne ROUSSEAU, de la Gaconnière, 23 mois, Jean ROUSSEAU, son frère, 3 ans et 11 mois, Louis ROUSSEAU, autre frère, 7 ans, Victoire ROUSSEAU, cousine, de la Gaconnière, 11 mois, Jeanne ROUSSEAU, sœur de Victoire, 4 ans, Jeanne SAVARIAU, de la Sorinière, 5 ans et 10 mois, Pierre SIMONEAU, de la Moricière, 6 mois, Jean SIMONEAU, son frère, 4 ans et 10 mois, Jacques SIMONEAU, de la Bugelière, 18 mois, Joseph, SIMONEAU, cousine, de la Bugelière, 8 mois, Henri SORET, du Petit-Luc, 2 ans, Jacques SORIN, de la Bromière, 5 mois, Jean SORIN, son frère, 3 ans et 3 mois, Madeleine TENET, du Chef-du-Pont, 7 ans, Louis VRIGNAUD, de la Ricoulière, 23 mois, Marie-Jeanne VRIGNAUD, de la Cornetière, 3 ans, Jean-Baptiste VRIGNAUD, son frère, 4 ans et 5 mois. 


Cette longue litanie est suffisamment émouvante pour se passer de commentaires. Si vous en avez l’occasion, faites un Pèlerinage du Souvenir à la Chapelle du Petit-Luc dans laquelle sont inscrits tous les noms de ces jeunes martyrs
 



Retrouvez cet article et l'info alternative sur : http://www.contre-info.com/cetait-un-28-fevrier-le-massacre… |

MORLAIX ! UN POLICIER LYNCHÉ PAR SEPT RACAILLES ....

Morlaix. Un policier lynché par sept individus en raison de sa fonction

morlaix
28/02/2017 – 12H00 Morlaix (Breizh-info.com) – Un policier de Morlaix s’est fait lyncher par 7 individus, tous mineurs, dans la nuit du 19 au 20 février dernier. 

Deux des agresseurs présumés, parmi les 7 suspects, ont été placé en détention provisoire pour l’un, sous contrôle judiciaire pour l’autre. Le policier s’en sort avec 90 jours d’incapacité totale de travail.


Les faits, qui se sont déroulés de nuit,  sont particulièrement graves : l’homme – un adjoint de sécurité qui n’était pas en service – rejoint sa moto après une soirée passée en ville. 

Un groupe d’individus le reconnait, l’insulte et lui demande des comptes. Il va les voir, et se faire immédiatement frapper, puis lyncher au sol.
 
 
MORLAIX : le Dicton  Morlaisiens dit bien ( s'il te mordes mords-les ) J' attend la suite .....
 
jmlb     


Ses agresseurs le laissent inanimé sur le bitume, tandis qu’ils prennent la fuite. Ce dernier a été transporté par la suite en urgence au CHU de Morlaix, puis à Brest, à la Cavale Blanche, en neurochirurgie. 
Le bilan est lourd : fracture du crâne, du nez, et de multiples blessures sur le corps.
Les 7 agresseurs, interpellés, auraient reconnus être présents au moment des faits, mais seuls d’eux d’entre eux sont poursuivis pour le lynchage. 

Contacté par téléphone, les policiers du commissariat de Morlaix nous le confirme : le policier a bien été lynché en raison de sa fonction de policier. 

Les 7 individus, tous originaires de la région Morlaix, sont déjà allègrement connus des services de police.

Une instruction a été ouverte.


A cette heure, aucun déplacement en urgence au chevet du policier n’est prévu de la part du Président de la République, François Hollande, qui s’était pourtant empressé d’aller au chevet du jeune Théo Luhaka – dont l’enquête de l’IGPN tendrait à démontrer qu’il n’était pas blanc comme neige dans l’affaire très médiatisée qui en avait presque fait un héros, « victime des violences policières ».


Crédit Photos : DR [cc] Breizh-info.com, 2017 Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

TRIBUNE LIBRE , POINT DE VUE ET CONSTAT !


 

 

Barbara Mazières : « La haine de la vie est telle que le gouvernement veut empêcher que s’élève la moindre parole discordante »



Barbara Mazières
Barbara Mazières, on vous connaissait militante de la Manif pour tous. Vous avez récemment participé à la Marche pour la Vie. Les deux sujets sont-ils liés, selon vous ?


Le professeur Lejeune disait « Ne lâchez pas sur l’avortement, c’est la vie qui commande tout. » Je pense qu’il avait parfaitement raison. 
Notre combat est un combat pour la défense de l’humanité, face à une vision utilitariste de l’homme qui ne devient un simple objet de consommation. 
A partir du moment où l’on décide d’éliminer ses propres enfants, tout devient possible. 
C’était la raison première de ma présence à la marche pour la vie : la défense de la vie.


Y avait-il d’autres raisons ?
La haine de la vie est telle que le gouvernement veut empêcher que s’élève la moindre parole discordante. Ainsi n’hésite-t-il pas à réduire la liberté d’expression, et l’on entre dans un monde orwellien ou le « crimepensée » sera un nouveau motif d’enfermement. La loi sur l’extension du délit d’entrave est un modèle du genre. 

Il y avait là un motif supplémentaire de manifester cette année, et c’était donc la seconde raison de ma présence : la défense de la liberté d’expression.

Il est d’ailleurs curieux de voir l’absence de réaction face à cette dérive totalitaire des milieux si prompts, d’habitude, à défendre la liberté d’expression. Je note cependant que Charlie Hebdo et le site libertaire « La quadrature du net » ont été cohérents en s’opposant à cette loi, et je les en remercie. 

Je suis d’ailleurs moi-même une farouche partisane de la liberté d’expression. Je ne comprends pas nos amis politiques qui luttent contre la liberté sur Internet, à cause d’une prétendue lutte contre le terrorisme : La liberté ne se divise pas.


Défense de la vie, défense de la liberté d’expression… Aviez-vous une autre raison de participer à la Marche pour la Vie ?

Selon moi, le combat pour la vie est également cohérent avec mon rejet de l’idéologie mondialiste, qui a érigé le marché en véritable dieu. 
Ce dieu est un dieu jaloux qui veut qu’aucun secteur ne lui échappe. La vie n’est plus qu’une marchandise : Les semences, jadis patrimoine commun de l’humanité, deviennent objet de normalisation, de brevet et de vente. 
L’enfant devient une marchandise avec la GPA. 

La personne âgée, jugée économiquement inutile, doit être éliminée avec l’euthanasie. Nous créons l’enfer sur la terre. Il est urgent de réagir.



  

« L’évolution récente des Etats-Unis montre qu’il n’existe pas de sens de l’histoire. »

Vous avez réagi avec force sur les réseaux sociaux devant la faible mobilisation des républicains pour la défense de la liberté d’expression.
Oui car une forte mobilisation du camp des républicains aurait permis de bloquer la loi.  Or, il n’y a eu que 17 députés courageux à l’assemblée pour lutter pour la liberté d’expression. Un ancien ministre m’a répondu que, ne souhaitant pas que le droit à l’IVG soit remis en cause, il était cependant opposé à cette extension du délit d’entrave qui rendrait possible la condamnation d’une opinion et c’est pour cela qu’il s’associait à son groupe parlementaire, Les Républicains, qui votait contre cette proposition de loi. 

Un peu comme si un agent de police devant une agression nous disait : 

Je suis contre l’agression, mais qu’il laissait faire et refusait d’appréhender l’agresseur ! Curieusement, la participation des députés dans l’hémicycle lors du passage de textes importants ne modifie que très rarement la répartition des votes. Comme si une entente tacite, transpartisane, existait… M. le ministre n’a pas apprécié que je l’interroge, mais nos politiques ont oublié qu’ils étaient au service des citoyens, et non pas l’inverse !


Y a-t-il des raisons d’espérer ?
Bien sûr. L’évolution récente des Etats-Unis montre qu’il n’existe pas de sens de l’histoire. Je regarde aussi avec beaucoup d’intérêt et d’espérance le réveil des pays d’Europe de l’Est, naguère communistes, qui refusent de passer sous la tutelle du totalitarisme mondialiste et pro-mort.

 Rien n’est écrit d’avance : si nous livrons ce combat pour la survie de l’humanité, nous pouvons fort bien le gagner.


Serez-vous candidate aux législatives ?
Je suis sollicitée pour être candidate. Mais cela n’est pas une fin en soi pour moi. Je crois plus au combat méta politique. Il faut travailler à l’émergence d’un vrai courant de droite conservatrice en France. 

Tout dépendra des candidats investis dans notre circonscription du Maine et Loire…

Source:   http://www.ndf.fr/poing-de-vue/20-02-2017 





PS: Le Parti de la France recherche 5 Candidates  ( Parité oblige ) pour les Élections Législatives !

Contact : Dominique SLABOLEPSZY   

Tél:   06 88 17 73 67   




STAGE C.A.T.S. À RENNES ! RÉSERVEZ DÉS MAINTENANT !


Face à la menace islamiste sur notre territoire, réapprendre l’art de la guerre plutôt que cultiver l’esprit « Charlie »

Hussard 

Vous êtes-vous déjà demandé quelle serait votre réaction face à une attaque islamiste ? 

Si un homme sortait une kalachnikov non loin de vous et se mettait à tirer sur la foule ? 

Même si vous parveniez à vous saisir de son arme, sauriez-vous seulement la retourner contre ses comparses ? 


Avec la fin du service militaire, les Français ne sont plus formés au maniement des armes et au combat. 
Or de l’aveu même des autorités, nous devons nous habituer à vivre en présence d’une menace terroriste permanente et une guerre civile n’est pas non plus exclue. «

 Nous sommes en guerre », nous dit un pouvoir qui semble mener une drôle de guerre comme en 39-40. 

Et même s’il la menait vraiment, cette guerre, les forces de l’ordre ne peuvent pas être partout 24h/24.


Dans son livre Tout ce qu’il ne faut pas dire, le général de gendarmerie Bertrand Soubelet explique : « Les banlieues de nos grandes villes où trop de jeunes sont livrés à eux-mêmes, souvent mal scolarisés, parfois déscolarisés, sans aucune perspective d’avenir, sont des réservoirs de rebelles. 

C’est dans ce vivier d’enfants révoltés, dévoyés, en déshérence et en mal de repères que le djihad fait son marché. 
Nous vivons sur une poudrière, car ces délinquants, ces tueurs potentiels disposent d’une source d’instruments de mort quasi inépuisable : dans les grands centres urbains de France, il y a des stocks d’armes illicites qui sont le reliquat des guerres d’Europe centrale. 

Ce qui nous fait peur, à nous gendarmes, c’est que ces stocks d’armes, qui dorment pour le moment, sortiront un jour où l’autre entre les mains de gens déterminés et organisés. »


Si c’est un général de gendarmerie qui le dit, ce n’est pas être paranoïaque que de craindre une vraie guerre civile en France. Apprendre ou réapprendre à manier des armes de guerre, c’est faire preuve de prudence et de clairvoyance. 

« Si tu veux la paix, prépare la guerre », nous dit l’antique adage romain. Mais comment s’y préparer ? 

En France, on l’ignore, mais dans notre économie de marché où l’apparition d’un besoin génère rapidement une offre, il existe des sociétés qui proposent des stages de formation anti-terroriste. 

Néanmoins, la législation sur les fusils d’assaut et le tir dynamique étant très restrictive dans l’Hexagone, les stages se déroulent en Pologne ou en Tchéquie. 

Tout est légal, les sociétés et leurs activités sont déclarées et ont pignon sur rue. 

L’une d’entre elles, c’est Hussard, une société de Varsovie fondée par un entrepreneur français, Grégory Leroy. 

Hussard, c’est aussi le nom donné aux formations anti-terroriste de 2 à 3 jours proposées aux ressortissants français (mais ouvertes à tous les citoyens des pays de l’UE) : tir au fusil d’assaut, tir dynamique aux armes de poing, entretien de l’arsenal de combat, combat tactique, corps à corps et premiers soins en situation de combat.


 Les instructeurs sont des professionnels assermentés, et les stages se déroulent selon les cas à l’Académie technique militaire de Varsovie ou dans un club de tir partenaire.

 http://www.ndf.fr/nouvelles-deurope/17-02-2017/

 

 ET AUSSI

 Rennes. Stage C.A.T.S. (stress en situation) samedi 8 avril 2017


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27/02/2017 – 10h00 Rennes  (Breizh-Info.com) –  Le club Défenses Tactiques organise, le 8 avril 2017, un stage C.A.T.S, (Concept d’Adaptation tactique en Situation) limité à 26 participants. 


Défenses Tactiques est le seul club à Rennes de Krav Maga et de Self Défense à être recommandé par la gendarmerie et par le commandant de police de Rennes.

Les stages C.A.T.S. (Concept d’Adaptation tactique en Situation) confrontent les participants à des situations qu’ils doivent résoudre sous l’oeil de la caméra. 

Cela leur permet de comprendre les véritables enjeux d’une situation réelle, d’affiner leur discernement et leur vigilance afin de ne pas se mettre dans des situations incontrôlables.
Beaucoup parlent de la violence, mais peu y ont été réellement confrontés y compris les professeurs de self-défense qui l’abordent souvent d’une façon très peu réaliste.

 Confrontés à des jeux de rôles scénarisés, dans un environnement réel (et non une salle de sport), les stagiaires se retrouvent face à des situations à gérer dans l’instant.
A charge pour les participants de faire le bon choix sous l’œil de la caméra. Leurs parcours sont ensuite débriefés afin qu’ils puissent tirer parti de leurs erreurs et de leurs réussites. 

Grâce à ce petit vécu fictif, les participants comprennent mieux les réels rouages de ce type de situation.

Ils envisagent l’entraînement en salle d’un regard nouveau en ayant compris que les facultés à gérer leur stress et leurs aptitudes à se comporter et à communiquer sont déterminantes pour la suite des événements. 

Ainsi, les pratiquants feront l’acquisition de réflexes de vigilance qui leur permettront de décoder les signes avant coureurs d’un éventuel danger et seront capables d’anticiper pour faire le bon choix.

Informations

  • Lieu du stage : Vitré
  • Date : Samedi 8 avril 2017
  • Horaire : 10h – 17h30
  • Tarif : 60 euros
  • Nombre de places : 26
  • Prévoir panier repas
Pour plus de renseignement, contactez le club.


Toute l’année et outre les cours proposés à l’année, Défenses tactiques, spécialiste du self défense, organise de nombreux stages avec des partenaires professionnels qualifiés (intervenants du GIGN, de l’ADAC, des commandos de la Marine,…) : 
Stage d’initiation au tir, stage de krav maga, stage de self défense, stage de boxe, stage de survie, stage boot camp, AirSoft, stage de secours au combat.


Photo : DR [cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

IMMIGRATION / INVASION / ISLAMISATION ET DÉMOGRAPHIE !



 
  • La population musulmane de France pourrait rapidement atteindre 15-17 millions de personnes, mais seule une modification de la loi interdisant la collecte officielle des données ethniques permettrait de préciser ce chiffre.
  • Les données sur les immigrants actuels ne tiennent pas compte de la population musulmane qui a immigré en France en provenance d'Afrique du Nord dans les années 1960 et au début des années 1970. 

    IMMIGRATION / INVASION ETCombien étaient-ils ? Un million ? Deux ? Personne ne sait exactement. 
    Pour les démographes, les petits-enfants et arrière-petits-enfants de ces immigrants ne sont plus considérés comme des immigrants. Ces musulmans demeurent sous le radar des statistiques.
De temps en temps, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) fournit un aperçu de la composition ethnique de la société française. L'étude « Etre né en France d'un parent immigré », publiée en février 2017, est l'un de ces aperçus.


Comme chaque fois lorsqu'il s'agit d'immigration, l'étude Insee ne propose qu'une vue partielle qui laisse sur sa faim. Une brochette de chiffres qui répondrait à l'éternelle question (que personne n'ose jamais réellement poser de crainte de commettre un délit) - combien-y-a-t-il de musulmans en France? - serait perçue comme discriminatoire et scandaleuse.


« Le modèle d'intégration » à la française – on se marie avec un indigène de l'Hexagone, on observe comment cet indigène se comporte, on l'imite et on devient Français – ayant cessé de fonctionner avec l'arrivée en masse des musulmans depuis cinquante ans, l'appareil statistique tricolore aurait dû s'enrichir de données quelque peu ethniques. Il n'en a rien été. 

Au contraire même pourrait-on dire. 

Par exemple, poser des questions sur la population sub-saharienne, son niveau d'éducation, le type d'emploi occupé, sa pratique religieuse, le nombre de fois où les hommes se rendent à la mosquée sur une année – ou en prison -, le type d'union matrimoniale qu'ils contractent... bref, cette curiosité-là est interdite.

L'étude sur les enfants de migrants nés en France fournit néanmoins quelques informations révélatrices. En 2015, 7,3 millions de personnes nées en France avaient au moins un parent immigré (11% de la population). 

Sur ces 7,3 millions de personnes, 45% sont d'origine européenne, enfants d'immigrants arrivés en France en provenance de l'Espagne (8%) ou en Italie (12%) dès les années 1930, ou du Portugal dans les années 1970. 
Bien que l'étude ne le précise pas, on peut supposer que ces personnes sont d'origine chrétienne.

Le second groupe en importance est composé d'Africains. 42% des 7,3 millions d'enfants nés en France d'un parent immigré sont originaires d'Afrique du Nord - Algérie (15%), Maroc (11%), Tunisie (5%) - et d'Afrique sub-saharienne (11%). L'étude ne le précise pas mais ils sont vraisemblablement massivement musulmans.

Un autre groupe, les enfants de migrants turcs, représente 4% des 7,3 millions d'enfants de migrants recensés par l'Insee. Originaires d'Asie, ils ne sont donc pas inclus dans le groupe africain. Ils n'en sont pas moins musulmans.

La conclusion s'impose donc, au sein des enfants de migrants le groupe musulman - 46% - est un peu plus important que le groupe chrétien - 45% -. Les 9% restants sont originaires d'Asie orientale ou d'Amérique.

Le groupe musulman est aussi infiniment plus jeune que le groupe européen.
L'étude de l'Insee « Etre né en France d'un parent immigré », publiée en février 2017 permet d'entre-apercevoir la réalité démographique ethnique de la France.

Michèle Tribalat, démographe, a regretté sur le site Atlántico que l'Insee n'ait pas publié de données sur au moins deux générations (enfants et parents issus de l'immigration). Mais, a-t-elle dit, il n'est pas difficile de reconstituer la chose.
« Si l'on ajoute les deux générations (immigrés et enfants d'immigrés), cela donne un total de 13,5 millions, soit 20,4 % de la population. On a donc un peu plus d'un habitant sur cinq d'origine étrangère sur deux générations en 2015. »
Interrogée par Gatestone pour savoir comment elle obtient ces 13.5 millions de migrants et d'enfants de migrants, Michelle Tribalat répond :
« Très simple. J'ai ajouté le nombre de migrants effectivement recensés en 2015 (6,2 millions) aux 7,3 millions d'enfants d'immigrants de l'Insee, et l'on obtient 13,5 millions de personnes. »
Dans son article d'Atlantico, Michèle Tribalat explique aussi que l'évolution des chiffres compte plus que la simple photographie des données sur la seule année 2015. 

Notre démographe rappelle ainsi qu'elle a elle-même fourni des estimations de ce taux de croissance, en prenant des points de repère sur les années 1986, 1999 et 2011. 

Ce qui donne des taux de croissance incroyablement rapides du nombre de migrants sur deux générations : les 13,2 millions de migrants de 2015 (20,5% de la population métropolitaine (hors territoires et départements français d'outre - mer), étaient un million de moins (12,1 millions) en 2011 et quatre millions de moins (9,8 millions) en 1999.
« La population d'origine étrangère sur deux générations aurait donc augmenté de 9 % entre 2011 et 2015, contre 2,6 ‰ seulement pour les natifs au carré » écrit Michèle Tribalat. Les natifs au carré sont l'expression choisie par la démographe pour désigner les Français nés en France de parents eux-mêmes Français.

Et ces natifs au carré n'ont augmenté que de 2,6 pour mille (‰) sur la même période.
En d'autres termes, la population française n'a augmenté sur la période 1999 -2015 que sous la seule pression de l'immigration.

Mais quelle immigration ? Chrétienne et européenne ou musulmane et originaire d'Afrique et d'Asie ?
Michèle Tribalat ne pose pas franchement la question et par conséquent n'y répond pas. Elle donne néanmoins une indication.
« La population d'origine subsaharienne est celle qui croit le plus rapidement. En quatre ans (2015-2011), sur deux générations (immigrés, enfants d'immigré(s)) elle aurait ainsi augmenté de 43 %.

Elle est extrêmement jeune. 80 % des enfants d'immigrés subsahariens ont moins de 25 ans en 2015. »
Autrement dit, compte tenu de l'extrême jeunesse de la population d'origine subsaharienne, nous sommes à la veille d'un baby-boom de cette population quand elle sera elle-même en âge de se marier et de procréer.

L'idée que le dynamisme démographique français provient de la seule immigration et surtout de la seule immigration musulmane est confirmée par une autre étude Insee, 
Démographie des descendants d'Immigrés), publiée en 2014.
« On constate de grandes disparités dans l'accroissement de la population de descendants suivant l'origine.

La population originaire d'Europe est quasi stable. En revanche, la population d'origine turque ou des pays d'Afrique hors Maghreb croît sur un rythme extrêmement rapide (qui conduirait à un doublement en moins de 10 ans s'il se maintenait)... (souligné par l'auteur)
« ... l'indicateur conjoncturel de fécondité des femmes nées en Turquie est d'environ 3, comme pour les femmes nées en Afrique hors Maghreb.

Il est plus proche de 3,5 pour les femmes nées au Maghreb, tandis qu'il n'est que de 2 pour les femmes nées en Europe, notamment en France ».
L'Insee ajoute que la fécondité des femmes immigrées, une fois qu'elles sont installées en France, rejoint assez rapidement la fécondité des natives au carré et donc que le nombre de leurs enfants baisse en l'espace d'une génération. 
Mais comme le rythme migratoire ne faiblit pas et n'est pas freiné par une quelconque politique de contrôle, l'accroissement démographique reste significatif en raison du nombre des nouveaux arrivants.

En d 'autres termes, si la population musulmane (toutes origines confondues) est estimée aujourd'hui aux environs de 6 millions de personnes, elle pourrait atteindre 12 millions d'ici 2020-2025.

Ces chiffres ne prennent naturellement pas en compte la population musulmane arrivée en France au début des années 1960 en provenance d'Afrique du Nord. Combien étaient-ils exactement ? Il semble qu'un peu plus de un million de maghrébins aient été recensés à la fin de 1979.

 Ces personnes ont ensuite bénéficié du regroupement familial et fait venir leurs femmes et enfants en France quand ils en avaient. 
Leurs enfants ont ensuite fait des enfants et sont eux-mêmes devenus grand parents, si bien que leurs descendants sont comptabilisés aujourd'hui comme des Français au carré.
 Ils sont musulmans, mais sous les radars statistiques.

Bien entendu, toute estimation est sujette à caution. Mais rien n'interdit de penser que, à horizon 2025, la France compte une population musulmane proche de 15 à 17 millions de personnes. 

Seules des statistiques ethniques menées sur une base scientifique, celle du recensement, pourraient permettre de vérifier ces estimations « à la louche ».

Ces questions ne sont jamais abordées directement en France, surtout en période électorale pré-présidentielle. Elles ne sont pas politiquement correctes. 

Mais compte tenu de la réislamisation galopante des Français musulmans, des tensions ethniques très fortes qui existent dans les métropoles, ces questions migratoires sont d'une brulante actualité et pèsent en faveur du vote Marine Le Pen.

Yves Mamou est journaliste et auteur. Il est basé en France.

Il a travaillé pendant plus de deux décennies au journal Le Monde avant de prendre sa retraite.

Son prochain livre « Infidèles Utiles », les collabos de l'islamisme en France » sera publié aux Editions du Toucan.

source:   https://fr.gatestoneinstitute.org/9991 



           Juste un rappel !


LES BANLIEUES ÉCHAPPENT À LA RÉPUBLIQUE ! ACTIONS !

Banlieues : va-t-on tirer à balles réelles ?

Urne

Banlieues : va-t-on tirer à balles réelles ?

Michel Lhomme, philosophe, politologue ♦

Va-t-on tirer à balles réelles ? Nous en avons toujours été convaincus. 

C’est maintenant fait à Aulnay.

Même si les partisans de Jean-Luc Mélenchon y croient encore, la déstabilisation en cours dans les banlieues n’est pas un hypothétique « grand soir », mais un lent processus à l’œuvre de désaffiliation sociale et culturelle à la fois des classes populaires et du lumpen. 

Ce processus ne conduira pas à la Révolution mais à la dictature de la bien-pensance. 
On sent maintenant monter, chez les bourgeois et l’élite, cette inquiétude du peuple et du bas-peuple, des  »classes dangereuses ». 

De la classe politique au monde culturel et intellectuel, les  »artistes » en passant par les médias, les chiens de garde du système, l’ensemble de la classe dominante commence à redouter les conséquences de ce que serait une sorte de marronnage des classes populaires et une sécession des banlieues. 
Ils rendraient de fait enfin visible un conflit de classes camouflé depuis Mitterrand sous forme raciale avec ses soubassements désormais sociaux et identitaires, l’affaire Théo faisant ici apparaître la cassure territoriale d’une France privilégiée mais hors sol face à un certain dynamisme banlieusard, à l’indignité nationale d’une France aux trois couleurs jamais acceptée.

Le territoire des banlieues échappe à la République

La police ne continuera pas à aller au casse-pipe sans compensation immédiate. Le pouvoir finira donc par prôner un modèle despotique qui sera forcément pour elle, bien sûr un « despotisme éclairé » teinté d’antiracisme, d’antifascisme et surtout d’antipopulisme. 

C’est Mélenchon ce week-end en posture progressiste anti-flic, place de la République avec le Syndicat de la Magistrature contre les violences policières (manifestation du 18 février).

Le second tour des Présidentielles déploiera, nous n’en doutons pas un seul instant, une nouvelle idéologie, celle du Parti Unique, qui sera digne d’un Déat proudhonien, portant aux nues la représentation unique de la société et des territoires, réduisant les banlieues à la représentation de camps de transit pour réfugiés ou à une gestion purement militaro-sécuritaire du territoire sur le modèle israélien des territoires occupés.

Les bourgeoisies de gauche et de droite vont tenter au mois de mai cette voie du parti unique puisque le système, l’oligarchie, la bobocratie auront de toute évidence perdu la bataille de la représentation et des classes populaires. 

La classe dominante n’hésitera pas à délégitimer les résultats électoraux qui ne lui seront pas favorables en constituant à la fois un front républicain et anti-policier tout en tentant d’en exclure les  »rebelles » , à la carte d’identité française, du champ de la démocratie. 
L’oligarchie dépitée s’apprêtera non seulement à injurier le peuple mais aussi à taper sur ses  »esclaves » immigrés.

Pour tenter de reprendre la main, elle se verra contrainte de limiter la pratique de la démocratie, son ultime légitimité pour les derniers crétins philosophes libéraux qui y croyaient encore. 

Qu’on se le dise en banlieue et surtout qu’on s’y prépare, l’oligarchie ne réussira pas à conserver le pouvoir durablement sans devoir tirer, vu l’état de décomposition sociale du pays.

 L’oligarchie et la bobocratie qui l’accompagnent ne sont donc pas en perdition, elles vont simplement devenir  totalitaires.

Le vrai problème de ces élections 2017 si atypiques ne sont pas en soi les Présidentielles mais les législatives

La Cinquième République est un régime présidentiel mais aussi parlementaire. Le chef de l’État ne peut décider et agir qu’avec l’appui d’une majorité parlementaire . 

Or dans ce cadre gaullien, quel candidat à la présidentielle pourra disposer d’une majorité ? 

François Fillon, empêtré dans les affaires judiciaire, entouré par des suiveurs , obligé d’intégrer  sarkozystes et centristes dans ses équipes, mis dans l’obligation de modérer son programmes pourra-t-il permettre  à la France d’être gouverné pour les cinq ans à venir?

De son côté, Emmanuel Macron donné favori des présidentielles, pourra-t-il réaliser son projet de force centrale et centriste, amorce d’une social-démocratie qui pourrait, aux législatives, lui donner une majorité composite.

 A supposer même qu’il bénéficie d’un bref état de grâce, ce qui est bien loin d’être garanti, une période d’instabilité politique s’ouvrira nécessairement avec lui renvoyant aux époques  de la IIIe et de la IVe Républiques. 

La Présidence Macron serait donc une élection pour ne rien changer ce que semble d’ailleurs avoir bien compris une partie de l’électorat.

La victoire des socialistes paraissant improbable, Benoit Hamon cherchant le rassemblement impossible et Jean-Luc Mélanchon poursuivant son but de « tuer » le Parti socialiste, reste donc Marine Le Pen. 

 L’élection de Marine serait suivie, d’après certains, de troubles en banlieue et,  durant les législatives, son parti  serait victime d’une campagne acharnée en faveur de désistements réciproques entre la Droite et la Gauche du système. 

Marine Le Pen se verrait alors dépourvue de toute majorité et de toute possibilité de soutien parlementaire. 
D’où une paralysie totale et l’on peut imaginer alors une crise majeure provoquant un blocage du pays, et s’achevant par de nouvelles élections.

Mais là encore, ce qui paraît bien clair, c’est que l’oligarchie basée jusqu’alors sur l’indulgence systématique ne sera plus en mesure de faire face aux  »révoltes de banlieues » qui ne cesseront de grandir. 

 La haine envers la France de certains est telle que ni les bons sentiments ni les louables intentions  ne pourront la stopper. 

La théorie de « l’ascenseur social en panne » n’est dans les discours sociologiques que le cache misère de l’égarement calculé des pouvoirs qui se sont succédés et qui a consisté depuis trente ans à se dédouaner de tout racisme par le lamentable parcage des banlieues dans une politique ségrégationniste de la ville.


Banlieues : va-t-on alors tirer à balles réelles ?


Source et Publication:    http://metamag.fr/2017/02/27 


LE TRAITÉ DE MAASTICHT DÉJÀ VINGT CINQ ANS !


Maastricht, vingt-cinq ans ... • Éric Zemmour : 

« Ce Traité qui fait déchanter les lendemains…»


Le traité de Maastricht fête ses vingt-cinq ans ce mois-ci et Eric Zemmour dresse ici comme un bilan synthétique de ces vingt-cinq années, à travers la monnaie unique, l'euro, qui fut, de fait, ce que ce traité instituait de plus important et de plus concret. 

On connaît la suite que Zemmour résume excellemment.  
LFAR  

picture-1649413-612mqxqb.jpgC'est l'anniversaire le plus discret de l'année. Pas de bougies ni gâteau. 

Le traité de Maastricht fête ses vingt-cinq ans et tout le monde regarde ailleurs. Les anciens partisans du « oui » n'en sont pas particulièrement fiers ; les anciens partisans du « non » n'ont pas envie de célébrer une défaite.

La monnaie unique s'est pourtant installée dans la liste brève des grandes monnaies mondiales ; mais l'euro n'est toujours pas parvenu à contester au dollar son rôle de monnaie de réserve. 

Les chantres du oui promettaient une période de croissance et la fin du chômage ; la zone euro est la région du monde où la croissance est la plus faible. 
Les concepteurs de la monnaie unique assuraient qu'elle favoriserait « la convergence » des économies européennes ; elle a au contraire accentué les divergences.

Nos experts avaient oublié une loi économique élémentaire : dans une zone unifiée, chaque pays se spécialise dans ce qu'il a de meilleur; l'industrie la plus productive (l'Allemagne) devient l'usine de la zone ; les plus doués dans les services (France, Espagne) développent toujours plus de services ; et les mieux dotés en belles plages et en patrimoine culturel (Italie, Grèce) attirent toujours plus de touristes. 

 Seule une politique de change peut permettre de contrebalancer ces évolutions inexorables : c'est ainsi que Pompidou a forgé les grands groupes industriels français à l'abri d'une monnaie dévaluée. 
La monnaie unique est une machine conservatrice qui rend beaucoup plus difficiles les changements de cap économique.
C'est pour cette raison que l'euro qui était conçu comme un outil de paix a provoqué une résurgence des conflits entre nations. `

L'industrie allemande a réduit en miettes la concurrence de ses rivales française et italienne.
 La production industrielle de cette dernière a baissé de 20 % depuis l'introduction de l'euro.

 La seule solution pour compenser ces effets structurels serait une redistribution entre vainqueurs et perdants. Mais les Allemands refusent avec véhémence cette « union de transferts ».


Un échec économique
L'euro est donc un échec économique, mais est avant tout un symbole politique, celui d'une plus grande unification du continent européen. 

Cette monnaie fut voulue par les Français et imposée aux Allemands qui connaissaient, eux, les lois économiques. 
Mitterrand voulait s'emparer du deutsche mark, la « bombe atomique » allemande.

Mais c'est l'Allemagne, qui ne voulait pas de l'euro, qui en profite le plus : son industrie règne sans partage sur le continent et exporte mieux grâce à une monnaie plus faible que ne le serait le seul mark.

Mais le bon temps s'achève pour les Allemands. 

Trump veut fermer le marché américain aux voitures allemandes tandis que la politique accommodante de la Banque centrale européenne exaspère les épargnants allemands qui accumulent des économies guère rémunérées.

L'euro s'est avéré une tragique erreur économique ; mais s'en débarrasser pourrait en constituer une plus tragique encore. 

C'est l'ultime argument des partisans de l'euro. 

Alors, comme on dit à Bruxelles : happy birthday

Article paru dans Le Figaro Magazine du 17 février 2017 - Repris ici de La semaine de Magistro

lundi 27 février 2017

LE CAMP DU BIEN ET LES BATAILLES PERDUES !

 TRIBUNE LIBRE !



Les batailles perdues du Camp du Bien La semaine qui vient de s’écouler a certainement été une des plus belles semaines de tartufferie de gauche qu’il m’ait été donné de voir ces dernières années. 

Le Camp du Bien se prend, assez régulièrement, les pieds dans son tapis d’inepties à morale variable, mais sur les derniers jours, la succession de saltos arrières carpés et de plats du ventre avec mâchoire brisée a été particulièrement soutenue. 

Ainsi, il a été difficile de passer à côté de l’affaire Meklat. Meklat n’est pas le nom d’une nouvelle gourmandise débitée à McDo, mais bien celui d’un improbable chroniqueur sur différentes antennes de la radio publique. Il sévit aussi sur Bondy Blog ou dans Les Inrockuptibles. 

Bref, on le retrouve dans chaque bastion du Camp du Bien, dispensant ses fines pensées à un lectorat ou un auditoire quasi-captif, et ce d’autant plus facilement qu’il a l’imprimatur de la faune germanopratine, non seulement parce qu’il est subversif mais aussi parce qu’il illustre facilement le concept du petit jeune de cité délicate sensible qui a réussi à s’extraire de ses difficultés pour devenir un intellectuel reconnu. 

Au point qu’ayant commis un livre (édité chez Seuil, vous m’en direz tant), il a même obtenu les louanges de nulle autre que Taubira, la poétesse des sans-prisons. 
 Malheureusement, certains chafouins sont allés déterrer de vieilles productions franchement rances de notre beau penseur. 

Outre une avalanche de tweets sous pseudonyme, tous aussi consternants les uns que les autres et, pour plusieurs, carrément passibles de poursuites, ces vilains ont exhumé de la mémoire internet d’autres moments de bravoure qu’il a pépié sous son nom et ne laissent aucune interprétation possible autre que raciste ou antisémite.

 Flûte et zut. Voilà que l’égérie n’est pas du tout recommandable et voilà le Camp du Bien franchement gêné aux entournures. assurez-vous, une parade a rapidement été trouvée : ceux qui ont exhumé les vilains tweets ne sont pas plus recommandables. 

Pire, l’information a été reprise, et amplifié, par cette fachosphère abominable que le Camp du Bien entend combattre pied à pied. 
Il n’en faut pas plus : certes, il sera difficile de sauver le soldat Meklat, mais au moins pourra-t-il emporter de vilains fascistes de merde avec lui. 

 Remballez, c’est pesé, il n’y aura pas d’invraisemblable tempête de chroniqueurs zélés dénonçant la beuhête immonheudeu, de douzaine d’articles déchaînés dans une presse scandalisée, de Unes vitupérant sur un ventre encore trop fécond plein d’heures les plus sombres. 

 Il y aura en revanche quelques articles de ces médias où Meklat officiait, tous pour atténuer autant que possible la responsabilité du pauvre petit flocon de neige incompris qui s’est un peu emporté sur Twitter. 

Pour les uns, c’est parce que ce gamin, drôle à mourir (si si), est un être complexe, pour les autres, c’est plutôt l’histoire de la récupération de vieilleries internet par une fachosphère commodément complotiste, mais en tout cas, ce n’est certainement la peine d’en faire une foire comme celle qu’on a pu faire pour d’autres dérapages. 

 Ce « deux poids, deux mesures » n’est pas inhabituel et il est en fait assez fréquent.

 Ainsi, cette semaine, une deuxième occasion nous fut donnée de l’illustrer puisqu’on apprenait, mercredi dernier à la faveur du Canard Enchaîné, qu’un assistant parlementaire d’un sénateur socialiste se retrouvait soupçonné d’apologie du terrorisme. 


L’enquête est en cours, et on ne peut donc que souhaiter qu’elle se déroule dans le calme. 

Or, force est de constater que… C’est le cas : une fois quelques articles placés, c’est maintenant le calme plat là où la presse nous habitue assez régulièrement à un déchaînement invraisemblable de supputations et d’articles à charges lorsqu’il s’agit de tomber sur le dos d’un afficionado affiché ou supposé du Camp du Mal (en gros, la droite, mais aussi le turbolibéralisme, l’Église, le patronat, les entreprises multinationales – de préférence américaines – ou tout autre bouc-émissaire évidemment réactionnaire et parfaitement insupportable de conservatisme rétrograde). 

L’assistant parlementaire aurait été dans les petits papiers d’un sénateur LR ou un proche de François Fillon, son affaire était entendue. 

Mais comme je le disais en introduction, les écarts du Camp du Bien ne se sont pas arrêtés là cette semaine. 

Ainsi, on apprend qu’Oulaya Amamra, actrice récemment récompensée aux Césars comme « meilleur espoir féminin », trimballe elle aussi son lot de tweets douloureusement peu conformes aux normes en vigueur.
 C’est fort fâcheux puisque cela donne décidément une image de plus en plus nauséabonde du petit monde des artistes que le Camp du Bien adoube à tour de bras malgré un passé de plus en plus sulfureux. 

Gageons qu’on n’en entendra que très mollement parler dans les Inrockuptibles et autres médias de révérence. 

Enfin, il serait difficile de terminer le petit tour d’horizon sans évoquer, au moins en quelques lignes et un ou deux facepalms ce qui sera probablement connu comme « l’affaire Théo » et que, selon toute vraisemblance, les Historiens de l’Éducation Officielle feront tout pour effacer des mémoires dans quelques mois, lorsque la poussière sera retombée. 

 Tout partait pourtant très bien : Théo, la victime d’une action policière beaucoup trop musclée, dépeinte comme un petit gars bien sous tous rapports, déclenche émotion et soutien d’une part important de ce que la France compte comme Artistes Importants & Engagés, cette véritable Guilde Officielle des Troubadours du Camp du Bien. Émotion telle que François Hollande, qui, en octobre dernier, n’avait pas jugé nécessaire de déplacer son auguste et large postérieur pour montrer son soutien aux policiers brûlés suite aux exactions de Viry-Châtillon, décide d’aller rencontrer le brave jeune homme sur son lit d’hôpital. 

Tout comme pour l’affaire Léonarda où la Magic Touch de François Hollande avait à l’époque transformé une situation pénible et sans intérêt en nuage de flocons de merde de proportion biblique, une fois encore l’affaire Théo semble partie pour, à son tour, se retourner contre le Camp du Bien qui a, saperlotte, un mal de chien à se trouver des icônes valables : en lieu et place d’un jeune homme bien sous tous rapports, on s’aperçoit que la victime est aussi impliquée dans des détournements de fonds et autres joyeusetés tangentes du mauvais côté de la légalité. 

 Le rétropédalage frénétique du Camp du Bien, qui est passé de la surenchère à l’innuendo comploto-compatible, est dans la droite ligne des exemples précédents et ne manquera pas d’amuser la galerie quelques jours encore. 

Certes, on pourrait sans doute multiplier les exemples, mais rappelez-vous que toutes ces petites bulles de réalité fracassant le vivrensemble douillet de nos élites ont pris leur envol en moins de 10 jours. 

Triste karma pour le Camp du Bien, dont les affaires illustrent une déroute intellectuelle, une perte assez avancée de repères solides. 
N’ayant plus de principes, le Camp du Bien doit se contenter d’affects, d’émotions épidermiques et de grandes déclarations creuses pour tenter de donner un sens à ses agitations. 

En lieu et place d’intellectuels puissamment dotés, ce dernier ne produit plus que des petits scribouillards, des bidouilleurs de concepts bidons, des indignés aussi indignes que niais. 

Ayant jeté la morale aux orties et ayant ainsi perdu toute colonne vertébrale idéologique solide, la clique des encenseurs-censeurs semble ballotée d’une égérie à une autre au fur et à mesure qu’on les découvre très peu exemplaires, voire pourris, tarés ou carrément toxiques. 

Bien sûr, en première analyse, ces errances grotesques font le miel du chroniqueur régulier : au moins ces cuistres et ces nigauds inutiles nous font-ils rire.

 En seconde analyse, on ne peut que constater qu’il n’y a plus de grands débats de fond, que d’idiotes querelles de mots. Il n’y a plus d’humanisme, il a été remplacé par un gros gloubiboulga de prêt-à-penser auto-contradictoire dans lequel on pioche, au hasard, pour répondre aux soucis du moment, de préférence avec une solution rapide, fausse et aux effets de bords dramatiques. 

 Sur le long terme, ceci pose cependant quelques soucis puisqu’avec la disparition en rase campagne de toute pensée réellement construite disparaît aussi toute réflexion sur les directions et les objectifs qu’une société peut ou doit se donner. 

Oui, ces affaires sont comiques en montrant à quel point « le roi est nu » et l’ « intelligentsia » complètement démunie 

intellectuellement. Mais elles sont aussi dramatiques parce qu’elles montrent mieux que tout le reste, que les affaires financières indignes, que la campagne électorale minable, que les politiciens stupides ou corrompus et que les médias indigents que, dépourvu de toute réelle élite, abandonné par de vrais penseurs dont il fut pourtant jadis fort riche, ce pays est foutu. —-


  Sur le web Lire plus sur Contrepoints      https://www.contrepoints.org/2017/02/27/282373-

UNE FRANCE EN ÉTAT D' URGENCE ???

Dans la France en « état d’urgence », les zadistes règnent en maîtres !

Nous sommes en guerre, c’est vrai, mais une guerre civile larvée comme l’a dénoncée François Fillon.

Ecrivain, musicienne, plasticienne
 
« Nous sommes en guerre », répétait Manuel Valls du temps où il claquait ses talonnettes de Premier ministre. 

À tel point que le gouvernement du Président normal et ses Assemblées ont reconduit déjà à trois reprises « l’état d’urgence ».

 Mais en lieu et place de la sécurité qu’il est censé nous garantir, c’est l’état de déconfiture qui règne partout sur le territoire.

Pourtant, nous sommes en guerre, c’est vrai, mais une guerre civile larvée, comme l’a dénoncé François Fillon

Une guerre qui ne doit rien, cette fois, aux islamistes et autres barbus adeptes de l’égorgement et des femmes lapidées ; non, une guerre menée par les terroristes d’extrême gauche que laisse prospérer et faire la loi un gouvernement totalement dépassé par ses minables magouilles politiciennes.


Démonstration ce week-end à Nantes, où une manifestation contre le Front national – à quel titre ? – a été autorisée alors qu’on savait pertinemment qu’elle dégénérerait, cela quand on interdit partout sur le territoire des rassemblement qui ne sont, eux, que festifs. 

Pire encore : on a non seulement laissé perpétrer une fois de plus le saccage du centre-ville, mais laissé se mettre en place, le lendemain, barrages routiers et guet-apens pour les Français qui se rendaient au meeting de Marine Le Pen

Tout cela, comme il se doit, au nom de la démocratie et du bien vivre ensemble !

Evénement rapporté par BFM TV et le journal Presse Océan, un bus a été pris pour cible sur la RN 137, à proximité de Notre-Dame-des-Landes.


Après avoir allumé des feux de pneus sur la route, « une centaine d’individus cagoulés » armés de barres de fer et de bois ont projeté de la peinture sur le véhicule avant de taper dessus et d’arracher les balais d’essuie-glace. 

L’action était prévue, et est bien sûr revendiquée par les zadistes de Notre-Dame-des-Landes qui ont publié ce communiqué :
 « Dans le calme, la bonne humeur et sans aucun heurt (sic), nous avons bloqué deux bus sur la 4 voies, qui furent au passage copieusement repeints parce que, dans la vie, il y a bien d’autres couleurs que le bleu marine. 

Nous n’avons pas oublié comment les régimes fascistes d’hier furent institués par des voies parfaitement démocratiques et légales. »


L’inertie du gouvernement Hollande devant ces actes de terrorisme n’est certes pas nouvelle.


 La lâcheté aura, en effet, été la marque principale de ce quinquennat où les Cazeneuve, Royal, Valls et compagnie auront systématiquement capitulé devant les casseurs – quand ils ne les ont pas carrément encouragés.


Mais plus indigne encore est l’actuel patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, qui ose désigner comme coupable… Marine Le Pen !

 Il a ainsi déclaré sur France 3 : « Marine Le Pen savait qu’il y aurait des incidents. C’est ce qu’elle cherche.
 Elle aurait dû annuler ce meeting et le faire ailleurs. Comme je l’avais décidé pour l’université d’été du PS qui devait se tenir à Nantes. »


Bravo, Monsieur Cambadélis, on voit dès lors ce qui nous attend des raisonnements comme le vôtre : lâchons tout, cédons la place à ceux qui la réclament, rasons comme vous les murs, voilons-nous si nécessaire, troquons s’il le faut la charia contre les lois de la République et laissons racailles et chienlit d’extrême gauche mettre le pays en coupe réglée.

 C’est d’ailleurs bien engagé…


http://www.bvoltaire.fr/mariedelarue 

 

LE DERNIER FILM DE CHEYENNE CARON DÉJÀ EN DVD !

Film / « La Morsure des dieux », le mariage de la terre et du ciel…

Cheyenne Carron a choisi pour cadre de son film le Pays basque, vieille terre de légendes.

Écrivain, journaliste
 
Cheyenne Carron n’était pas présente à la cérémonie des César, et pour cause : cette réalisatrice anticonformiste et (très) indépendante n’avait aucune intention de participer à cette mascarade parisiano-parisienne, épicentre de la bien-pensance cinématographique.

Elle a réalisé son nouveau film, La Morsure des dieux, avec les mêmes moyens financiers que les précédents : ceux de quelques amis qui croient en elle et en son cinéma lumineux, fait d’intuition, de fulgurance et de bienveillance, mais qui ne fait aucune concession à la mode. 

Ce nouveau film réussit à faire apparaître toute une dimension spirituelle dans ce qu’il nous montre de la beauté des paysages et des chants, du jeu des acteurs, profondément naturel, des silences et des voix aériennes.

Le thème de La Morsure des dieux est double : la lente agonie du monde paysan que la mondialisation condamne à disparaître et le dialogue que prône Cheyenne Carron, catholique fervente, entre les anciennes spiritualités européennes et le christianisme.

Cheyenne Carron a choisi pour cadre de son film le Pays basque, vieille terre de légendes où les bergers s’interpellent encore de sommet en sommet, et vieux peuple qui révère toujours un génie féminin, Mari, compromis entre le nom païen d’origine, Maya, et le nom de la Vierge chrétienne, ce qui n’a pas laissé indifférente la réalisatrice.

Cheyenne Carron imagine une rencontre entre un jeune homme qui a choisi de rester sur sa terre, prenant la succession de la ferme familiale, et une jeune fille, Juliette, aide-soignante de son métier, qui symbolise, avec son personnage empli de douceur et de force, le rôle de catholique ferme dans sa foi, mais aussi tolérante et charitable, qui lui est dévolu.

Sébastien, comme beaucoup de jeunes gens qui ont décidé leur retour à la terre, seuls ou en communauté, est identitaire, attaché au sol de ses ancêtres et « païen », terme dont Cheyenne Carron rappelle la connotation péjorative que les premiers chrétiens donnaient aux paysans ; mais ces nouveaux écologistes enracinés prônent une agriculture saine, tournant le dos au productivisme et à l’empoisonnement des sols et s’intégrant à nouveau dans l’ordre cosmique.

Le meilleur ami de Sébastien est un vieux paysan qui sera acculé au suicide. 

Une scène du film symbolise tout le drame de la paysannerie actuelle : la voiture du vieil homme tombe en panne et il continue sa route à pied ; Sébastien l’invite sur sa moto, le vieil homme enlève alors son béret basque pour mettre le casque de Sébastien, qui va contenir sa tête, bien serrée, casque rigide, plein de règles imposées par la nouvelle société.

On songe à ces paroles d’Oswald Spengler en 1917 : « Le paysannat a enfanté un jour le marché, la ville rurale, et les a nourris du meilleur de son sang. 

Maintenant, la ville géante, insatiable, suce la campagne, lui réclame sans cesse de nouveaux flots d’hommes qu’elle dévore… »

NDLR : la sortie en salles du film est prévue le 26 avril prochain mais les DVD sont disponibles à la vente depuis vendredi sur www.cheyennecarron.com



http://www.bvoltaire.fr/pierreemileblairon/

FONCTIONNAIRES ET PRIVÉS , LA CAPITALISATION POUR TOUS !

 TRIBUNE LIBRE !
 
par ,

La capitalisation pour tous les Français !


Pourquoi les fonctionnaires auraient-ils le droit et pas nous ?

 


Il existe déjà un fonds de pension réservé aux fonctionnaires : le RAFP.

 Pourquoi ne pas l’ouvrir aussi à ceux qui travaillent dans le privé ?
 Ce serait un grand pas vers une réforme systémique des retraites et aussi une mesure d’équité entre le public et le privé. 

Tout le monde serait gagnant.


Fin janvier, le COR (Conseil d’orientation des retraites) anticipait, dans une Note, la dégradation du ratio actifs/inactifs ainsi que les besoins élevés de notre système de retraite. On passe une fraction de plus en plus importante de sa vie à la retraite, la durée de vie s’allongeant inexorablement.

 Il est évident qu’il faudra repousser l’âge de départ à la retraite mais - et c’est ce que ne dit pas le COR - cette seule mesure paramétrique ne sauvera pas notre retraite. 

 Nous avons besoin d’une vraie réforme systémique comme l’ont fait d’autres pays. Pour cela, nul besoin de regarder ailleurs. Il existe déjà en France un modèle à suivre : il s’agit du RAFP (Retraite Additionnelle de la Fonction Publique). 
C’est le seul fonds de pension par capitalisation, qui bénéficie à une seule catégorie des Français, les fonctionnaires. 
 Ouvert aux fonctionnaires des trois fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière) et aux militaires, il s’agit d’un régime obligatoire et par point assis sur les primes et indemnités qui n’entrent pas dans la base de calcul de la pension de base. Institué par l’article 76 de la loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites, il est entré en vigueur le 1er janvier 2005. Aujourd’hui, ceux de la fonction publique d’Etat représentent 44 % du total des bénéficiaires, ceux des collectivités locales 32% et ceux des hôpitaux 29%.

Comment fonctionne-t-il ? Les montants cotisés par le fonctionnaire sont convertis en points, la valeur d’acquisition du point est fixée chaque année par le conseil d’administration et les droits acquis sont cumulés au fil des années. La prestation est versée en rente sauf si le nombre de points acquis est inférieur à 5125.

Le RAFP fonctionne donc comme un fonds de pension qui investit à long terme. Il reçoit 1.75 Mds d’euros de cotisations par an, dispose d’un cash-flow (net positif) de 2 Mds d’euros et d’un total d’actifs de 26 Mds répartis dans les obligations (65 %), actions (25 %) et immobilier (10 %). Le RAFP est en très bonne santé et deviendra, selon les prévisions, l’un des plus gros investisseurs de long terme en France avec 100 Mds d’euros à pleine charge. 

Pourquoi se priver d’un instrument qui fonctionne et dont devraient profiter aussi les Français du privé ? 

 Rappelons que, malgré quelques comptes épargne qui peuvent compléter la retraite, ceux qui travaillent dans le privé n’ont pas le droit de déduire de leur revenu imposable leurs cotisation à des fonds de retraite par capitalisation. 

Les actifs des fonds de pension représentent 0.4 % du PIB en France contre 6 % en Allemagne, 70 % au Canada, 113 % en Suisse et 148 % aux Pays-Bas ! D’ailleurs, d’après l’OCDE (Pensions at a Glance, 2009), le système de retraite aux Pays-Bas est parmi les plus généreux d’Europe.

 Le retraité reçoit en moyenne 105,5 % de son salaire moyen (après impôts) et part à la retraite à 65 ans (allongé à 66 ans d’ici à 2019 et 67 ans d’ici à 2023).

L’IREF s’est prononcé plusieurs fois en faveur d’une réforme en profondeur de notre système de retraite et pour l’adoption d’un pilier par capitalisation. 
Dans une étude intitulée « Pour la création d’un Compte Personnel Retraite (CPR) », l’IREF a proposé de réformer l’assurance retraite en permettant à chacun de disposer d’un compte personnel qui pourrait être affecté à son choix en assurance par capitalisation ou en répartition selon le régime actuel. 
La transition se ferait graduellement : les tranches d’âge de 40 et 50 ans cotiseraient partiellement pour un CPR à hauteur respectivement de 50 % et 30 %. Les plus jeunes affecteraient l’ensemble des cotisations retraite à un CPR.

Il existe déjà un fonds de pension, le RAFP. Pourquoi ne pas l’ouvrir aussi à ceux qui travaillent dans le privé ? 

Ce serait un grand pas vers une réforme systémique des retraites et aussi une mesure d’équité entre le public et le privé. Tout le monde serait gagnant.


Une version de cet article a été publiée dans le quotidien Les Echos du 20 février.

Source:    http://fr.irefeurope.org/La-capitalisation