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mercredi 10 mai 2017

FANS DE MACRON , BOBOS ET MONDIALISTES HEUREUX !



Nantes. Jour de victoire chez les fans de Macron, mondialistes heureux





10/05/2017 –07H00 Nantes (Breizh-info.com) – Pour la soirée électorale de Macron à Nantes, plus de 150 personnes étaient réunies dans le hangar de l’Adresse, le quartier bobo du Pré Gauchet, flambant neuf, juxtaposé plus qu’intégré à Malakoff, un quartier ethnique très « sensible ».

Chez Macron, pas d’ouvrier, pas de paysan, pas de chauffeur d’Uber, de charcutier ou de routier. Seuls représentants des classes populaires, quelques employés de bureau sont présents. Le public est constitué de cadres divers, de patrons, de retraités, d’anciens électeurs de Fillon plutôt aisés qui ont basculé sur le candidat de leur classe sociale.

Peu avant 20 heures, l’élection est pliée. La presse belge annonce avec une surprenante précision: 63% pour Macron, les premiers résultats remontés des bureaux laissent présager une large victoire. La salle exulte, le champagne est de sortie, les drapeaux européens s’agitent. 

Depuis la tribune, un homme donne des ordres pour que les militants les agitent devant les journalistes et prépare la musique de victoire.

Macron a « une obligation de résultat : s’il se plante, et ça ne va pas être facile pour lui, la prochaine fois ce sera Le Pen »

Sur l’escalier, s’empilent quelques journalistes, mais aussi des militants. Bruno est « content que ça ne soit pas Marine qui soit passée » mais n’a pas voté Macron. 

Il voulait voter Fillon, « mais la façon dont il a profité du système était en contradiction avec sa campagne », donc il n’a pas voté et sa femme s’est rabattue sur Macron, « un homme neuf qui a peut-être moins de casseroles ». 

Un homme qui selon Bruno a « une obligation de résultat : s’il se plante, et ça ne va pas être facile pour lui, la prochaine fois ce sera Le Pen ». Cependant, il trouve son élection « pas normale du tout. Les médias ont décidé que ce serait Macron le président, ils l’ont soutenu à fond et sont dans une position de faiseurs de roi. C’est la fin de la démocratie ».


Il est 20 heures, les résultats s’affichent, la musique de victoire retentit, et la salle exulte pendant quelques minutes. 

Bien devant les caméras et les micros des journalistes. 

Cette liesse millimétrée ne manque pas de rappeler le Maïdan en Ukraine, ou les manifestations de la place Bolotnaya en Russie, où les employés de bureau, les créatifs et autres représentants de la classe moyenne supérieure marchaient au pas, brandissant au signal des pancartes et des drapeaux pour soutenir l’orateur, de façon à fournir de belles images aux journalistes.


Alexandra fait visiblement partie de la bourgeoisie. Elle est « très heureuse » de la victoire de Macron, notamment « pour son programme économique ». 

Lorsqu’ on évoque la promesse de Macron de faire par ordonnances une loi travail puissance 10, elle esquive –de minimis non curat praetor

Les problèmes du peuple au travail n’intéressent pas ici.  Gérard et Catherine sont eux aussi très contents, « avant tout car ce n’est pas Le Pen qui est passée. Merci à Hollande de nous l’avoir trouvé ! ».


Yohann, qui a fait campagne pour En Marche !, salue « la victoire de notre campagne. Pour les législatives, je ne sais pas ce que ça donnera, nous sommes un mouvement jeune ». 

Au sujet du soutien apporté par les médias à Macron – ils ont tous fait campagne pour lui, y compris Mediapart qui a appelé à voter pour lui au second tour, après avoir promu les thèses de Mélenchon au premier et refusé de sortir les affaires embarrassantes pour le candidat ou son entourage – il s’en tient au principe de Picabia : ce qui n’a pas de nom n’existe pas. « Tant qu’il n’y a rien qui sort, je n’ai aucune raison de le considérer comme un pourri ».

Guylain, ivre de victoire au sens littéral du terme, s’en prend physiquement à notre journaliste en l’injuriant

Alors que nous essayons d’interviewer Valérie Oppelt, nous sommes interceptés par un certain Guylain, ivre de victoire au sens littéral du terme, est passablement remonté contre Breizh Info : « Faut pas leur répondre, c’est de la merde ! Richard Ferrand les a envoyés paître [après que Breizh Info ait mis en lumière son engagement en faveur d’une association qui milite pour le boycott des produits israéliens], Breizh, la Bretagne, c’est la France ». 

L’alcool aidant, notre homme ira jusqu’à prendre à partie physiquement notre journaliste en l’injuriant.


Après cette intervention quelque peu incongrue – soyons charitables – que Valérie Oppelt, fort embarrassée, repousse de justesse, nous arrivons à avoir le sentiment de cette dernière sur cette victoire : « c’est une belle surprise, un rassemblement de personnes de gauche et de droite par-delà leurs différences, une expérience humaine intéressante », affirme la référente départementale d’En Marche !. 

Interrogée sur la collusion entre la presse et son candidat, elle préfère botter en touche, trouvant que « beaucoup d’attaques se sont concentrées sur lui ces derniers jours. C’est d’ailleurs incroyable et lamentable que la com’ prend le pas sur le projet de fond » que porte Emmanuel Macron.

Valérie Oppelt : «En Marche! n’est pas une bulle »

 

En Marche en Loire-Atlantique, combien de divisions ? « Nous avons 7000 adhérents sur le site dont 20% sont impliqués. Ils sont dispatchés dans des comités locaux et ont travaillé sur le projet, notamment via des questionnaires très détaillés qui leur ont été transmis », mais qui n’ont visiblement pas été élaborés à Nantes. « Nous avons fait beaucoup de campagne de terrain, notamment du porte à porte et vu beaucoup de gens qui n’avaient jamais vu le représentant d’un parti venir jusqu’à eux ».


Nous l’interrogeons sur les législatives, qui s’annoncent plutôt incertaines. 

 Dans la mesure où les caciques du PS breton (Auxiette, Aurault, Le Drian) ont rejoint Macron, il y a fort à parier en effet qu’ils feront la promotion de leur clientèle politique au détriment des soutiens relativement nouveaux de Macron, qui pèsent bien moins de voix et ont moins d’obligés. 

Il est donc très probable aussi que les macronistes pur jus seront obligés de s’effacer au profit de candidats socialistes ou centristes déjà en place. Valérie Oppelt  préfère esquiver, renvoyant à la règle du 50/50 (50% candidats établis, 50% de candidats nouveaux) établie par le candidat. « Les annonces des investitures seront faites très bientôt ; il est clair que les adhérents de En Marche ! s’engageront pour le candidat investi. En Marche n’est pas une bulle ».


Retour dans la salle, Michel voulait voter Fillon, « mais le Penelopegate a tout basculé, et il a une vieille façon d’amener les idées. Macron est plus novateur ». Donc il a voté Macron aux deux tours. « S’il y a un avenir, franchement ça passe par l’Europe », assène-t-il, esquivant la désindustrialisation et du déclin de la paysannerie liés à l’ouverture tous azimuts de l’Europe et l’irruption d’une main d’oeuvre payée au lance-pierres sur tous les marchés.
« Je n’ai pas vu le pays partir en vrille, si cela s’est produit, ce n’est pas arrivé jusqu’à moi »
Julie, elle, est une perle rare. 
Cette adjointe de direction dans une entreprise nantaise voulait revoter pour Hollande. « Je suis issue d’une famille qui a toujours voté PS, et mon quotidien s’est amélioré avec Hollande. Rien que pour le mariage gay, c’est un très bon président ». 

Quand on l’interroge sur le déclin réel du pays, l’explosion de la dette, du chômage, de la précarité, elle coupe « je n’ai pas vu le pays partir en vrille, si cela s’est produit, ce n’est pas arrivé jusqu’à moi ». 

Le géographe Christophe Guilluy avait parlé en son temps de cette bobocratie claquemurée dans ses métropoles et qui donne des leçons d’ouverture. Pourtant, Julie n’a pas voté Hamon. « Trop à gauche, trop… populaire disons. J’ai un peu pitié de lui, il a été envoyé au casse-pipe ». Par réflexe de classe, cela a donc été Macron. 

La collusion de la presse avec Macron ne l’étonne pas : « pour moi, il est impensable de voter à droite. Pour certains journalistes, visiblement, aussi ».

« On est libéraux, mondialisés et européistes ! »

Isabelle va de sa punchline, flûte de mousseux à la main : « on est libéraux, mondialisés et européistes ! ». 
Près d’elle, Anne salue l’élection d’un « jeune, c’est super pour notre pays ! Les médias ont certes matraqué pour Macron, mais ils ont aussi lissé l’image du FN », regrette-t-elle cependant. 

Pour Alexandre, « c’est le candidat de la dernière chance. S’il n’arrive pas à remettre la France en marche, le FN prendra le pouvoir ».

Elie est fils de paysans normands qui ont voté Macron.   Cent soixante-dix hectares, de l’élevage et surtout beaucoup de céréales, des agriculteurs qui s’en sortent. 

Loin du quotidien d’une agriculture qui n’arrive plus à nourrir ses hommes malgré un travail acharné et sans fin.   Lui est étudiant à Nantes « dans les énergies ».

 Il ne barguigne pas sur son soutien à Macron : « j’ai fait sa campagne. Marine le Pen veut sortir de l’UE, mais si on en sort, on se prive des marchés européens. Elle n’a dit que des conneries depuis six mois ! ».

 Pour en finir avec le FN , fort dans le nord-est qui n’a jamais réussi à surmonter la désindustrialisation, il propose de « réorienter la formation professionnelle. 
Seuls 10% bénéficient aux chômeurs, le reste c’est de la formation continue. Il faut donner aux gens des savoirs en adéquation avec l’économie ».


On sort de la salle. L’air pique un peu la lacrymo et des explosions se font entendre. 

Là-bas, en ville, de l’autre côté de la double barrière des rails et de l’argent, il y en a qui n’entendent pas accepter la victoire du candidat de la mondialisation heureuse.  Et qui grondent.


Louis-Benoît Greffe
Crédit photos : Breizh-Info [cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine



ET AUSSI




Les nombreux défis d’Emmanuel Macron


C’est une totale non-surprise : la France, ce gros bébé joufflu un peu peureux, après avoir choisi l’entremets lacté, s’est laissé pousser une paire de molaires et va attaquer le macaron.

 Joie, liesse et flonflons : Macron est élu, youpi youpi.


Tous les médias sont d’accord, au moins pour célébrer l’excellente nouvelle : grâce aux efforts énormes déployés par toute la population française dans un acte de civisme et de courage rare, la beuhête immonheude a une nouvelle fois été repoussée. 

Que vibre encore avec ferveur la République, une, indivisible et ouverte du lundi au vendredi de dix heures à midi et de quatorze à seize, sauf le jeudi où il y a nocturne jusqu’à dix-sept heure mais c’est sur rendez-vous, merci.


 

À présent, les éditos et les chroniques se bousculent déjà pour à la fois pousser un petit ouf de soulagement (un tantinet exagéré compte tenu du risque nul d’avoir Marine Le Pen aux commandes suite à ce scrutin) et pour disséquer les résultats et montrer à quel point notre homme nouveau va devoir jouer finement dans les prochaines semaines.


Cependant, comme cette presse passe un peu vite sur les résultats de ce scrutin, revenons-y, d’autant qu’ils éclairent la performance de Macron d’une lumière un peu moins vive que celle avec laquelle nos médias la mettent en valeur.


D’une part, le score de Macron s’entend sans tenir compte des blancs, des nuls et de l’abstention. Pourtant, les nuls et les blancs comptent pour 4 millions d’électeurs, ce qui est un record. 

Pourtant, l’abstention a augmenté entre le premier et le second tour (ce qui ne s’était jamais vu) et représente tout de même 12 millions de personnes.
 Ces chiffres bruts signifient déjà que ceux qui n’ont pas voulu prendre part au choix proposé (Beau Républicain vs Hydre Fachisse Au Ventre Fécond tralalila tralala) sont presque aussi nombreux que ceux qui ont élu Macron, et plus que Marine Le Pen. 

Cela signifie aussi que, comme aux élections précédentes, Macron n’est pas élu par une majorité de Français, ni même une majorité d’inscrits, mais seulement une majorité de votes exprimés.


D’autre part, le score de Marine Le Pen, s’il reste très à distance du vainqueur, n’en marque pas moins une victoire pour le Front National qui compte maintenant 10,6 millions d’électeurs, c’est-à-dire quatre de plus au moins qu’au premier tour.

Ces deux éléments signifient que le nouveau président va devoir se révéler maître en matière de dentelle politicienne, puisqu’il va devoir composer avec une forte majorité de mécontents, d’électeurs qui l’ont désigné « par défaut » et d’opposants farouches, ce qui se traduira par plusieurs défis majeurs.


Il lui faudra trouver une majorité présidentielle. Mais s’il semble raisonnable d’imaginer qu’il devrait y arriver, cela n’a rien d’évident. 

Certes, contre la droite la plus bête du monde et une gauche complètement éparpillée, il est probable que notre homme parvienne à assembler, comme je le mentionnais dans un précédent billet, une majorité composée pour partie de débutants chanceux et de vieux briscards de la politique, recyclage malheureux de partis en déshérence. 

Le changement, ce ne sera pas maintenant, car ce sera trop compliqué.

Majorité dans la poche, il lui faudra s’assurer qu’elle soit suffisamment stable pour lui permettre d’appliquer son programme, au demeurant très pastel sur le plan des réformes. 

Il ne faudrait pas que « En Marche » se transforme en « En Piétinant » voire « À Reculons » si les députés et les ministres commencent à jouer une partition plus personnelle. 

Sur les quarante dernières années, cela s’est déjà vu, des couacs gouvernementaux ou législatifs, et pas toujours lorsqu’une majorité était fébrile.

 

Et quand bien même : l’un des principaux soucis du pays étant que son administration est un monstre froid et mou qui ne se cornaque guère sans doigté, diplomatie et un temps qui s’accommode mal des impératifs médiatiques ou politiques, on peut raisonnablement imaginer que les vibrantes tentatives que notre nouveau président tentera de lancer pourraient se heurter à un mur d’immobilisme ou d’indifférence à peine polie. 

Cela s’est déjà vu, sur les quarante dernières années, et il serait étonnant que cela ne se reproduise pas maintenant.


Enfin, une fois la majorité trouvée, stabilisée et l’administration convaincue, il lui faudra gagner l’assentiment de tous les Français qui devront vivre avec les choix et autres bricolages plus ou moins heureux qu’il entendra mettre en musique, sachant qu’en plus, il y a toujours un écart notable (pour ne pas dire risible) entre la dure réalité et le programme délicatement imprimé sur les papiers colorés de l’aimable propagande électorale. 

Un programme qui termine en peau de saucisson, sur les quarante dernières années, cela s’est déjà vu. Une « réforme présidentielle » qui se transforme en « méforme gouvernementale », aussi. Des grèves de ronchons systématiques, encore. 
 Et des gens qui attendent le pouvoir au tournant, tout autant.


Enfin, pendant les cinq années qui se profilent, il restera bien évidemment tous les problèmes à régler déjà existants pour la France (sa dette, son chômage, sa compétitivité, et j’en passe), auxquels s’ajoutent tous les problèmes du monde à supporter (tant du côté de l’Europe que du reste du monde, des tensions géopolitiques, du terrorisme et j’en passe encore), auxquels on se devra d’additionner encore toutes les palpitantes affaires plus ou moins crapuleuses, tordues ou bizarres qui ne manqueront pas d’émailler la vie politique française. 

Palpitance et consternation : chopera-t-on le nouveau président à faire de la trottinette électrique pour retrouver sa maîtresse ? Éviterons-nous les impairs protocolaires, les discours alambiqués de premier de l’an, les saillies consternantes sans queue ni tête ?


Bref, il y a loin de la coupe aux lèvres et le parcours de Macron s’annonce d’ores et déjà semé d’embûches. La probabilité que la situation française soit meilleure dans 5 ans que celle qu’on connaît maintenant est directement dépendante des efforts réels, tangibles, palpables que lui, son gouvernement et sa putative majorité feront réellement. Or, si le passé est un guide, il n’indique malheureusement qu’une réponse, et elle est négative.


On ne peut qu’espérer le contraire. Pour le moment, il ne pleut pas.


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Sur le web


ET AUSSI

DIRECT. Benoît Hamon annonce qu'il va créer un mouvement "citoyen" et "transpartisan" après les élections législatives

"Je suis et serai dans l'opposition librement, sereinement, tranquillement. 

 

La gauche existe encore", a assuré l'ancien candidat à l'élection présidentielle sur France Inter.


Benoît Hamon fait un discours lors d\'un meeting à Paris, le 23 avril 2017.
Benoît Hamon fait un discours lors d'un meeting à Paris, le 23 avril 2017. (MARTIN BUREAU / AFP)

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Thomas BaïettoVincent DanielKocila MakdecheFrance Télévisions
Mis à jour le
publié le
Ce qu'il faut savoir
 Trois jours après la victoire d'Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle, le débat continue sur les élections législatives et notamment le choix des candidats En marche !.


Avant cette échéance, François Hollande va quitter l'Elysée, dimanche 14 mai. Il tient donc, mercredi 10, son dernier Conseil des ministres, quatre jours avant de remettre les clés du palais présidentiel à son successeur. Franceinfo vous propose de suivre les suites de l'élection d'Emmanuel Macron dans ce direct.


 Benoît Hamon va lancer son mouvement. "Le 1er juillet, je lancerai un mouvement large qui s'adressera aux hommes et femmes de gauche, a annoncé l'ancien candidat socialiste à l'élection présidentielle sur France Inter, mercredi matin. C'est un mouvement qui sera transpartisan." 
 Il a par ailleurs affirmé être "dans l'opposition" face au futur gouvernement d'Emmanuel Macron.


 La candidature de Manuel Valls refusée ? Après la proposition de l'ancien Premier ministre d'être candidat En marche ! à Evry (Essonne), Jean-Paul Delevoye, président de la commission d'investiture d'En marche ! aux législatives, a indiqué sur Europe 1 qu'"à ce jour, il n'est pas dans les critères d'acception de sa demande d'investiture". "Il n'est pas forcément opportun pour le mouvement En marche ! d'intégrer cette candidature quelque soit le passé", a-t-il ajouté.


 Jean-Luc Mélenchon, candidat aux législatives. "Probablement à Marseille", a-t-il précisé sur BFMTV mercredi 10 mai au matin. "Je vais combattre" Emmanuel Macron, a-t-il promis. 

Avant d'admettre : "Oui, je suis parachuté. Mais je suis partout chez moi. La France, c'est mon pays", explique-t-il. 
L'ancien candidat était arrivé en tête à Marseille (Bouches-du-Rhône) au premier tour de la présidentielle, juste devant Marine Le Pen.


 Ultime Conseil des ministres pour François Hollande. Les 17 ministres et 20 secrétaires d'Etat vont se retrouver autour de la grande table du Salon Murat, aux côtés du chef de l'Etat. 

François Hollande aura "sans doute à coeur de s'exprimer plus longuement qu'habituellement pour faire le bilan de l'action menée depuis cinq ans, et remercier les membres du gouvernement pour le travail accompli", explique son entourage.
Le live

Suivez le live et réagissez en direct #PRESIDENTIELLE

 

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #PRESIDENTIELLE



09h30 : Dans les commentaires, vous accueillez l'annonce de Jean-Luc Mélenchon avec circonspection.
09h25 : @anonyme : Jean-Paul Delevoye n'a pas précisé quels critères posaient problème pour Manuel Valls. Mais on peut imaginer qu'il ne répond pas à leur volonté de renouvellement et de rupture avec le précédent quinquennat. Sans oublier que les relations entre Emmanuel Macron et Manuel Valls sont notoirement mauvaises.
09h24 : Quels sont les critères qui ne sont pas remplis ?
09h27 : Si vous l'avez manquée, volà la déclaration de Jean-Paul Delevoye, président de la commission d'investiture d'En marche ! à propos de Manuel Valls.


(EUROPE 1)
09h18 : @anonyme : Jean-Luc Mélenchon n'a pas précisé. Mais il y a, à Marseille, une circonscription qui lui est particulièrement favorable. Il s'agit de la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône – qui comprend les 1er, 2e, 3e arrondissements et une partie des 5e et 6e arrondissements. Le candidat de la France insoumise y a obtenu 39,09% des voix au premier tour de la présidentielle – loin devant Emmanuel Macron (21,81%), et Marine Le Pen (14,36%). La circonscription est actuellement détenue par le socialiste Patrick Mennucci, qui se représente.
09h17 : Il n'y a pas qu'une circonscription à Marseille, dans laquelle compte-t-il se présenter ?
09h20 : "Le 1er juillet, je lancerai un mouvement large qui s'adressera aux hommes et aux femmes de gauche, c'est un mouvement qui sera transpartisan."

Manifestement inspiré par les succès d'En marche! et de la France insoumise, Benoît Hamon annonce Franceinter qu'il lance son propre mouvement cet été.
09h07 : "On ne doit pas essayer d'humilier les gens, il y a un peu d'arrogance."


Sur franceinfo, François Rebsamen a réagi à la déclaration d'En marche ! sur Manuel Valls.
08h55 : "Pierre Laurent ment." Jean-Luc Mélenchon en profite pour régler ses comptes avec le Parti communiste, avec lequel les négociations sont rompues depuis hier.
08h54 : "Oui, je suis parachuté. Mais je suis partout chez moi. La France, c'est mon pays", explique-t-il. L'ancien candidat était arrivé en tête à Marseille (Bouches-du-Rhône) au premier tour de la présidentielle, juste devant Marine Le Pen.
08h53 : Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, annonce sa candidature aux législatives, "probablement à Marseille".
08h52 : "Emmanuel Macron va avoir un mal de chien. Il n'y a pas de majorité pour attaquer le Code du travail."


Sur BFMTV, le leader de la France insoumise revient sur l'élection d'Emmanuel Macron. "Je vais le combattre, a-t-il promis. Nous partons conquérants, nous voulons renverser la situation", confie-t-il à propos du scrutin de juin.
08h38 : Concernant Bruno Le Maire (LR), Jean-Paul Delevoye a indiqué que l'ancien candidat à la primaire de la droite n'avait pas déposé de demande de candidature.
09h07 : "A ce jour, il n'est pas dans les critères d'acception de sa demande d'investiture (...). Il n'est pas forcément opportun pour le mouvement En marche ! d'intégrer cette candidature quel que soit le passé", a-t-il déclaré. "Il ne remplit pas les critères ?", a relancé le journaliste d'Europe 1. "Absolument", a répondu Jean-Paul Delevoye.
08h35 : #LEGISLATIVES Jean-Paul Delevoye, président de la commission d'investiture d'En marche!, annonce sur Europe 1 que Manuel Valls ne remplit pas "à ce jour" les critères pour être candidat aux législatives.
08h27 : "Je suis et je serai dans l'opposition à Emmanuel Macron."


Sur France Inter, Benoît Hamon souhaite au nouveau président de réussir, mais ne croit pas son projet capable de répondre à la situation.
08h24 : Quelle retraite pour François Hollande ? Comme Nicolas Sarkozy ou Jacques Chirac, l'ancien président devrait toucher environ 15 000 euros par mois, rapporte Le Figaro.
08h17 : Après avoir été obligée de retirer son voile pour voter dimanche, une électrice d'Orange (Vaucluse) a porté plainte. Rappelons que les signes religieux ne sont pas interdits dans les bureaux de vote. Les détails dans notre article.
08h19 : Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne et soutien de Benoît Hamon, était l'invité des "4 Vérités" sur France 2. "Je suis attristé pour ce que ça signifie comme message à l'endroit de toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la gauche", a-t-il confié à propos de Manuel Valls. L'ancien Premier ministre, qui n'a pas précisé s'il comptait quitter le PS, a déclaré hier qu'il serait "candidat de la majorité présidentielle" aux législatives de juin.


(FRANCE 2)
08h05 : "Emmanuel Macron n'a pas l'intention de brutaliser les Français. Comme nous tous, il a été choqué par l'utilisation du 49.3 par le gouvernement précédent."


Sur RTL, la ministre défend Emmanuel Macron et ses projets de réforme du Code du travail par ordonnance. Elle tacle au passage Manuel Valls, qui avait imposé le 49.3 sur la loi Macron.
07h39 : Huit ONG environnementales demandent ce matin à Emmanuel Macron de garder un grand ministère de l'Environnement dans son futur gouvernement. Les détails dans notre article.
07h26 : Bruno Le Roux ne sera pas candidat en juin. L'ancien ministre de l'Intérieur, débarqué pour des soupçons d'emplois fictifs en mars, a décidé de laisser sa place dans la 1re circonscription de Seine-Saint-Denis, rapporte Le Parisien.
07h18 : Le Parisien revient, lui, sur la fin du Parti socialiste.
06h44 : Un petit tour dans votre kiosque à journaux.Libération consacre - une dernière fois ? - sa une à François Hollande.