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jeudi 16 février 2017

AFFAIRE " THÉO " ,LE POLICIER RACONTE L' INTERVENTION .......



Affaire Théo: la version du policier mis en examen pour viol




Par Pascal Ceaux, publié le , mis à jour à

Théo, le jeune homme victime d'un viol présumé lors d'une arrestation policière, reçoit la visite du président François Hollande, le 7 février 2017 à Aulnay-sous-Bois
Théo, le jeune homme victime d'un viol présumé lors d'une arrestation policière, reçoit la visite du président François Hollande, le 7 février 2017 à Aulnay-sous-Bois
afp.com/Arnaud Journois

EXCLUSIF. L'Express publie de larges extraits de ce témoignage, où l'intéressé dit ne jamais avoir porté des coups de matraque sur les fesses du jeune homme, qui présente une grave blessure et 60 jours d'ITT. 

 

Il fait, avec ses mots, le récit de cette interpellation mouvementée...

Il était 19h09, ce jeudi 2 février. Près de trois heures après l'interpellation mouvementée du jeune Théo à la cité des 3000 à Aulnay-sous-bois (Seine-Saint-Denis), le policier qui va être ultérieurement mis en examen pour "viol" est entendu une première fois par un collègue. 

A cette heure, Théo, la victime, n'a pas encore été transporté à l'hôpital où sera constatée une blessure de 10 centimètres dans l'anus provoquée, selon lui, par l'intromission volontaire d'une matraque. 

Le choc provoqué par cette opération de police n'est pas encore d'actualité. 

Le gardien de la paix de 27 ans, soupçonné d'être l'auteur de ces violences, porte plainte contre Théo et donne sa version des faits dans un procès-verbal que L'Express a pu consulter. 


 Il revient d'abord sur les circonstances de l'incident. En patrouille dans ce quartier sensible d'Aulnay avec trois autres policiers, il repère "un individu déjà connu de nos services pour son implication pour le trafic de produits stupéfiants". 

Après avoir été pris à parti, les gardiens de la paix décident de procéder à un contrôle. 

Ils encerclent le petit groupe. "Il devait y avoir une dizaine de personnes à contrôler", précise-t-il. Selon la version du policier, une bagarre se déclenche lors de la palpation d'un deuxième individu. La situation est d'abord confuse. 
La patrouille tente d'interpeller Théo et, dans le même temps, est encerclée par les autres personnes présentes. "Pris dans l'action, nous ne pouvions faire appel aux renforts", dit-il. Il décrit alors une interpellation qui dégénère en raison de la résistance de Théo. 

"J'usais alors de ma matraque télescopique"

"Alors que je venais de lui saisir le bras, je recevais de sa part un coup de poing au niveau de la pommette gauche. Durant quelques instants, j'ai été sonné. 

J'ai compris à ce moment-là que l'individu serait prêt à tout pour se soustraire. Il se débattait, portait des coups de poing à tout va, gesticulait en tout sens, même des jambes. Le gardien de la paix D. parvenait toutefois, mais très difficilement, à le conduire au sol en le ceinturant. Tous deux basculaient au sol de manière très brutale". 

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D'après le policier, Théo n'est pas encore maîtrisé, ni calmé. "J'usais alors de ma matraque télescopique, déclare-t-il, et lui portais des coups en visant l'arrière des cuisses.

 L'individu continuait de se débattre, il se retournait, gesticulait en usant de son gabarit musclé, et il parvenait à se relever", explique-t-il. "Là je le voyais piétiner le collègue D. qui était encore au sol dos contre terre et subitement un jet de gaz lacrymogène s'échappait de la bombe du gardien D". 

Et d'ajouter: "Je suppose alors que ce jet a été causé accidentellement dans l'agitation de l'individu." 

Toujours selon ce témoignage, malgré le renfort d'un nouveau policier, aucune amélioration: "il continuait de piétiner le gardien de la paix D qui se trouvait toujours dos contre sol".  

"Il continuait de se débattre"

Une deuxième fois, le policier fait usage de son arme de défense. 

Mais à aucun moment, dans ses propos, il n'évoque des coups sur les fesses. "Je décidais de porter à l'individu des coups de matraque télescopique en visant ses membres inférieurs dans l'espoir de lui faire perdre l'équilibre et de l'amener au sol. 

Mon effort portait ses fruits et l'individu basculait à terre.

 Au sol, il continuait de se débattre continuant de porter des coups de pied. J'ai à nouveau riposté par un coup de télescopique au niveau d'une de ses jambes. 


A l'issue de cet épisode, Théo est finalement menotté. 

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Le policier dit ne remarquer à ce moment aucune blessure sur le jeune homme. "Je procédais à une palpation de sécurité sur sa personne et lui remontais son bas de survêtement lequel était descendu jusqu'à ses genoux durant sa rébellion". 
Puis, "je le plaçais en position assise. 
Là, il se plaignait d'être installé de façon inconfortable et avoir mal. Il ne disait pas où".

 Fait troublant: une fois au commissariat, Théo déclare sur procès-verbal: "je ne désire pas faire l'objet d'un examen médical". 
Le policier qui l'entend indique pourtant qu'il "n'est pas physiquement en mesure de signer" le PV, alors même qu'il saigne du nez. 

"Je n'ai aucune idée de la façon dont cette plaie a été faite"

Le témoignage du gardien de la paix qui va être mis en examen pour "viol" résonne différemment. 

"L'individu se plaignait de douleur au visage ainsi qu'aux fesses.

 Je regardais rapidement s'il avait quelque chose au niveau des fesses en tirant son bas de survêtement. Je constatais alors qu'il présentait une plaie saignante. 

Je n'ai aucune idée de la façon dont cette plaie a été faite. 

 D'autre part, je ne m'en suis aperçu qu'une fois arrivé au poste, lorsque l'individu s'est plaint. 

Nous faisions donc appel aux sapeurs pompiers lesquels intervenaient et le prenaient en charge". 


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A 20 heures, Théo est acheminé jusqu'à l'hôpital Robert Ballanger d'Aulnay-sous-bois. Une équipe médicale l'examine et constate la gravité de sa blessure. 

L'inspection générale de la police nationale (IGPN) est alertée.   L'affaire éclate

 

Source:         http://www.lexpress.fr/actualite/societe/enquete/http://www.lexpress.fr/actualite

ET AUSSI


16 février 2017

Nous avons hérité du pire ministre de l’Intérieur de la cinquième république.

  • Un commissariat attaqué, des policiers obligés de se mettre à l’abri sans pouvoir se défendre devant ce déferlement de haine.
  • Des centaines de voitures brûlées (en moyenne 20 véhicules par jour depuis le début de l’année en Seine-Saint-Denis).
  • Des centaines de magasins dévalisés et de devantures fracassées.
  • Des centaines de milliers d’euros de biens privés ou publics détruits.
Et les déclarations de Bernard Le Roux, ministre de l’Intérieur :
« Je serai inflexible avec les policiers qui ne feraient pas leur travail correctement ».
Vous avez bien lu, pas contre les « casseurs », pas contre les voyous, non, contre les policiers, contre ceux qui nous défendent, pas contre ceux qui nous attaquent !
Il ne fera pas d’amalgame : « Les « casseurs » ne sont pas les jeunes ». C’est qui alors ? Le troisième ou le quatrième âge ? La police ? L’extrême droite ? Non, bien évidemment, mais l’extrême gauche oui, et vous ne l’avouez pas !
Ces organisations d’extrême gauche qui manipulent ces « casseurs » pour qu’ils fassent le travail qu’ils ne font pas eux-mêmes ?
« Le comportement des « casseurs » n’a rien à voir avec les rassemblements » !
Ils cassent quand, les casseurs ? Quand ils en ont envie, comme ça, par hasard, au détour d’une rue, sans aucun motif ?
Au fait, n’aviez-vous pas pris la décision d’expulser tous les « casseurs » étrangers ? Le faites-vous ? Non, bien sûr, il ne faut pas choquer et attiser les haines !
Et le premier ministre, Bernard Cazeneuve, qui reçoit les associations antiracistes, toutes celles qui appellent à manifester contre la police, mais pas les syndicats représentants les forces de l’ordre.
A-t-il eu l’idée de recevoir également les défenseurs du « racisme anti-blancs » ? Il est vrai que pour la Ligue des Droits de l’Homme, le racisme anti-blancs, en soi, ça n’existe pas ».
Le racisme anti-flics non plus, sans doute ?
Qu’attendent-ils, les policiers, pour se rassembler de nouveau et faire trembler ce pouvoir d’incapables ? Ils en ont les moyens et l’ont prouvé en maintes occasions.
Qu’attendent-ils pour se défendre ? Qu’il y ait des morts parmi eux ? Ou parmi les manifestants, comme cette petite fille qui a échappé de justesse à être brûlée vive ?
On ferme les yeux et on refuse de comprendre que nous vivons une période prérévolutionnaire, bien pire qu’en mai 1968 car, à l’époque, il y avait des justifications quelquefois légitimes, alors que de nos jours la seule revendication est de « casser du flic », de voler, de détruire.
Ce n’est pas du travail qu’ils demandent, ce n’est pas s’intégrer qu’ils souhaitent, ce n’est même pas de la reconnaissance qu’ils espèrent.
D’ailleurs ils ne demandent rien, ils ne souhaitent rien, ce qu’ils veulent c’est « casser », casser du flic, casser la France, faire la loi dans leurs quartiers, vendre leur drogue en toute impunité, interdire l’entrée à ceux qui n’en ont pas le droit : les policiers, les pompiers, les médecins, les ambulances.
Interdiraient-ils l’entrée aux « paras » si on les leur envoyait ?
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.



 Carl LANG : Solidarité nationale avec la police nationale: Le Parti de la France dénonce les violences quotidiennes contre les policiers.




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