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mardi 14 février 2017

40 ANNÉES DE SOUMISSIONS ! RÉSULTAT !


15 février 2017
2 femmes marchent dans une rue d’une ville de banlieue de Strasbourg, en Décembre 2016.
2 femmes marchent dans une rue d’une ville de banlieue de Strasbourg, en Décembre 2016. / Patrick Hertzog/AFP
 

1977. Un programme « habitat et vie sociale » est lancé pour réhabiliter 53 grandes cités HLM dégradées. Les financements sont assurés dans le cadre du Fonds d’aménagement urbain (FAU).
Par ailleurs, le ministre de l’intérieur, Jean-Pierre Chevènement, annonce la création d’une police de proximité pour contrer les violences urbaines.

1981. Création des zones d’éducation prioritaires (ZEP). Objectif : lutter contre l’échec scolaire en augmentant de façon ciblée les moyens alloués aux établissements.

1983. Lancement du plan « banlieue 89 », sous la houlette de l’architecte Roland Castro, dans l’optique de désenclaver les banlieues et de rénover une centaine de cités.

1996. Alain Juppé met en place les 30 premières Zones franches urbaines (ZFU). Des avantages fiscaux sont accordés aux entreprises qui s’y installent. Et ce, dans le but de favoriser l’emploi au sein de quartiers minés par le chômage.
1999. Lionel Jospin défend un programme « de rénovation urbaine et de solidarité » : 20 milliards de francs seront investis sur six ans pour éviter la création de ghettos. En 2001, un second plan "Jospin" voit le jour : 5,4 milliards d’euros supplémentaires sur cinq ans sont débloqués.
 

2005. Jean-Louis Borloo lance le « programme national de rénovation urbaine » (PNRU). Il prévoit de refonder le parc de logement locatif social, avec la destruction de logements vétustes et la construction de nouveaux bâtiments, pour un coût de 46,5 milliards d’euros en dix ans.

2008. Lancement du plan « espoir banlieue » sous la houlette de Fadela Amara, chargée de la politique de la ville, avec près d’un milliard d’euros investis dans 215 quartiers. Par ailleurs, 4 000 policiers sont affectés dans les quartiers sensibles mais la police de proximité, créée par la gauche en 1997, est supprimée.

2013. Le gouvernement Ayrault décide de concentrer les moyens de la politique de la ville (500 millions d’euros par an) sur 1 300 quartiers prioritaires. Le dispositif « d’emplois francs » est expérimenté, qui alloue aux entreprises 5 000 € à chaque nouvelle embauche d’un jeune non-diplômé issu de ces quartiers.

2015. Manuel Valls condamne la situation d’« apartheid » de certains quartiers et demande aux préfets de faire construire des logements sociaux dans les communes n’atteignant pas le quota de 25 % de logements sociaux.
 
 
 
Marie Boëton 
 
 




15 février 2017



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... Son nom ne le dit pas, mais l’établissement est l’un des principaux centres de formation musulmans privés en France, et dispense des cours de langue arabe et de théologie à des étudiants post-bac.  
Il est installé depuis 2001 dans les anciens locaux d’une entreprise de matériel photographique, boulevard de la Libération. 
Mais les bâtiments, situés entre la gare SNCF et la Seine, sont devenus trop étroits, à en croire Ahmed Jaballah, fondateur de l’Institut (et ancien président de l’Union des organisations islamiques de France).
En quinze ans, souligne-t-il, l’IESH est passé de 180 inscrits à près de 1 500, parmi lesquels de jeunes étudiants, mais aussi un public plus âgé d’imams, de responsables associatifs…
La direction de l’établissement veut donc s’agrandir, avec un projet d’extension et de rénovation estimé à plus de 10 M€. 
D’après Ahmed Jaballah, le futur campus permettrait de doubler la capacité d’accueil. « Nous ne pouvons pas actuellement satisfaire la forte demande d’inscriptions car nous manquons de salles de cours et de bureaux. 
Notre salle de conférences est trop petite, tout comme notre bibliothèque qui rassemble 17 000 ouvrages », énumère le doyen.
Celle-ci indique aujourd’hui s’appuyer principalement sur les frais d’inscription pour couvrir ses dépenses de fonctionnement. Mais elle doit en appeler aux dons pour boucler son budget — une quarantaine de professeurs, salariés, vacataires ou bénévoles travaillent au sein de l’IESH. 
Mais elle semble optimiste sur sa capacité à financer les travaux à venir.
Aucune demande de permis de construire n’a encore été déposée, même si des discussions ont été amorcées dès 2011 avec les services techniques de la ville, « Des détails techniques restent à régler », indique l’IESH. 
La municipalité, qui a refusé de répondre à nos sollicitations, a toutefois indiqué ne pas s’opposer à la délivrance du permis de construire si le projet s’il respecte les règles d’urbanisme.
Dans l’immédiat, l’association a acquis un pavillon à La Courneuve, pour y loger quelques étudiants.
A Saint-Denis, dans le meilleur des cas, les travaux pourraient démarrer fin 2018. Les premiers visuels laissent entrevoir des bâtiments tout en hauteur, censés pousser au cœur d’un quartier lui-même en pleine rénovation. Ahmed Jaballah défend l’idée d’un lieu « ouvert sur la société civile et son environnement social », « aux Musulmans comme aux non-Musulmans ». (…)