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samedi 30 avril 2016

J-M CAPDEVILLA , GARDE DU CORPS OFFICIEL DE CARL LANG LE 8 MAI



 Pour mieux ce connaitre !!!

 

 Le jour où le Boulonnais Jean-Marie Capdevila a protégé le père de Michael Jackson


Publié le

Romain Douchin

 

Jean-Marie Capdevila est garde du corps. L’ancien militaire a vécu fin mai une expérience inoubliable. 

Il a protégé des vedettes présentes au Festival de Cannes.

 Sa rencontre la plus forte: Joseph Jackson, le père de Michael, venu récolter de l’argent pour sa fondation. 

Le vieil homme a fait rouvrir un Mac Do à 3 h du matin...


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Un coup de fil d’un ami, ex-officier dans l’armée reconverti dans la protection rapprochée, et Jean-Marie Capdevila a accepté la mission. 

Moins périlleuse que ce qu’il a pu connaître au Paraguay où il protégeait des diplomates français. 

Ou plus récemment en Égypte quand il a fallu exfiltrer des chefs d’entreprises français alors que le coup d’État militaire embrasait le pays. 

Non, cette fois-ci, l’approche était plus glamour, strass, paillettes et poudre aux yeux. « Je suis parti avec un copain faire le garde du corps de personnalités venues fouler le tapis rouge du Festival de Cannes. » 

Avant de partir, le Boulonnais d’1,86 m pour 118 kilos, ex-champion de boxe pieds-poings, ne connaissait pas le nom des « vedettes » qu’il allait accompagner, « du matin 11 h/12 h jusqu’au petit matin du lendemain car à Cannes, au moment du Festival, on vit la nuit ». 

Le 25 mai, Jean-Marie, smoking impeccable, nœud pap‘ bien serré, prend son service. « Et là, surprise, on nous demande de protéger Joseph Jackson, le père de Michael, présent avec une de ses filles La Toya. » 

Ils sont venus récolter des fonds au profit de la Fondation Jackson. « On est allé le chercher à l’hôtel Carlton et on l’a emmené à la villa Oxygène. » 

C’est là qu’on lieu les « after », ces fêtes où toutes les filles s’appellent entre elles « ma chérrrriiie », et où des princesses, ou pseudo starlettes, vous proposent une nuit d’amour en roulant les « R » à la condition que vous régliez la chambre.

 Le père Jackson est venu, s’est assis, a fait acte de présence et puis, en pleine nuit, a fait son petit caprice. Il avait faim. 

Et pas question de lui faire reprendre un toast. « Il voulait un cheeseburger du Mac Do. Mais il était 3 h. Comment lui trouver cela en pleine nuit ?, raconte Jean-Marie Capdevila. 

Comme pour ces gens-là rien n’est impossible, on a fait rouvrir un Mac Do. » 

Rassasié, Joseph Jackson a pu aller se coucher, ramené quasi jusqu’à sa porte de chambre par ses gardes du corps.


Le lendemain, un autre gros bras a besoin... d’un homme en noir qui le suit avec une oreillette. 

C’est Jean-Claude Van Damme. « On l’a accompagné deux jours. Il est très sympa, un peu dans son monde, mais il considère bien les gens qui bossent pour lui. » Ce n’est pas le cas de tous. « On a protégé un prince saoudien. Toute la journée, il a arpenté la Croisette en plein cagnard. On avait hyper chaud. On n’aurait même pas eu droit à un verre d’eau si on ne l’avait pas demandé. Il était méprisant mais on a fait le job. » 

Rien à voir avec les deux astronautes aux têtes d’extraterrestres, les frères Bogdanov. « Eux sont très courtois, très gentils. Ils vous offrent à boire, vous demandent si vous n’avez besoin de rien. » 


Il faut la santé pour tenir une journée complète parfois sans boire et en grignotant quelques canapés. 

Le garde du corps, c’est bien connu, est souvent celui qui reste à la porte et attend... 

Néanmoins, Jean-Marie Capdevila n’est pas près d’oublier cette expérience qui l’a plongé dans un monde surfait mais qui laisse des souvenirs pour toute une vie.

 Source: Wikipédia 


À bientôt mon pote !

Jmlb

VERS LA " FOUILLE " DES ORDINATEURS N' IMPORTE OÙ ???

Etat pirate: les USA pourront « fouiller » les ordinateurs n’importe où

Publié par wikistrike.com sur 30 Avril 2016, 07:32am

Etat pirate: les USA pourront « fouiller » les ordinateurs n’importe où
La Cour suprême des Etats-Unis a statué que les tribunaux américains pourraient autoriser les enquêteurs à pénétrer dans n’importe quel ordinateur, même à l’étranger.
Malgré les protestations des organisations de défense des droits de l’homme et de la société Google, la Cour suprême des Etats-Unis a adopté des amendements à la législation d’après lesquels les tribunaux américains pourront désormais autoriser les organes d’enquête à pénétrer dans n’importe quel ordinateur, même à l’étranger, rapporte l’agence Reuters.
Ces amendements renforcent les pouvoirs du FBI et ouvrent la voie à des cyberattaques massives contre les réseaux informatiques, estiment les défenseurs des droits de l’homme.
Le président de la Cour suprême américaine John Roberts a déjà transmis la décision au Congrès qui doit apporter d’ici le 1er décembre les amendements correspondants à la législation. 

 
Si à cette date les législateurs n’apportent pas de modifications, la décision de la Cour suprême entrera en vigueur automatiquement.
D’après la procédure existante, les juges peuvent autoriser l’accès uniquement à des ordinateurs situés sous la juridiction nationale. 

C’est le département américain de la Justice qui, à partir de 2013, a insisté sur la modification du Code pénal. D’après le département il s’agissait de « modifications mineures ».
En avril, la compagnie Microsoft a déposé une plainte contre le gouvernement américain pour avoir la possibilité d’informer ses utilisateurs de la surveillance de leur courrier personnel par le FBI ou d’autres services fédéraux. 
D’après la direction de la compagnie, le gouvernement enfreint la Constitution en lui interdisant d’informer les utilisateurs des requêtes gouvernementales d’accéder à leur courrier et à d’autres documents.

Microsoft estime que cela enfreint le 4e amendement, qui stipule que les citoyens ont le droit de savoir que les autorités fouillent ou saisissent leurs biens, ainsi que le 1er amendement proclamant la liberté d’expression.

Source: Sputnik

TRIBUNE LIBRE, POINT DE VUE ET CONSTAT !

Toutes les forces de rupture et de progrès doivent s’unir derrière Marine Le Pen


Toutes les forces de rupture et de progrès doivent s’unir derrière Marine Le Pen


Fort bien, Robert Ménard, parlons donc…


C’est vrai que la question est latente: Marine peut-elle gagner en 2017 ? …


Si oui, à quelles conditions ? Avec quels alliés ? En rassemblant quels électorats ? En s’appuyant sur quel projet ?

Si oui, comment neutraliser la pression de l ‘Union Européenne de Bruxelles ? 
Celle de l’atlantisme US dominant et de l’ OTAN, son bras armé ? 

Celle encore des « groupes et réseaux occultes ou visibles » qui construisent la « Globalisation » dont il faudra sortir?


Le choix fait par Marine Le Pen d’activer la seule voie démocratique (pourrait-il y en avoir une autre ?) pour rompre avec le système politique, idéologique, économique qui domine notre pays depuis un demi-siècle et pour construire une autre « France » fidèle à son Histoire, à son identité, retrouvant ses frontières et sa souveraineté et oeuvrant pour le bien de tout ce qui est « le peuple travailleur », suppose un élan électoral majoritaire qu’il faut faire surgir dès le premier tour afin de le rendre crédible et efficient au second… face au magma informe de tous ceux qui, aujourd’hui, ont toutes les commandes et qui se retrouveront pour enfumer encore les citoyens de notre pays.

De ce fait, tout ce qui peut aujourd’hui participer de cette construction électorale doit être mis en oeuvre, en excluant obligatoirement toute ambition personnelle, toute émergence d’égos mal venus, toute tentative d’affaiblissement de la seule candidate porteuse de l’espoir du Peuple de France et qui a fait, sur le terrain, malgré les obstacles de toutes sortes, les preuves tangibles de son efficacité.


Les rencontres que vous organisez à Béziers semblent s’inscrire dans cette perspective : du moins, c’est ce qui ressort de votre interview dans « Riposte Laïque  » du 26 /04…


Souhaitons qu’il en sorte des propositions concrètes, des démarches politiques de rassemblement, des éclaircissements sur les ambitions de ceux qui, aujourd’hui, avec 4 à 5% des voix, veulent s’ériger en représentants des « souverainistes » et des « patriotes » , des volontés affirmées de lutter contre la déchéance, en tous domaines, de notre pays, et pour la Renaissance, dans tous les domaines, y compris celui du salariat, de notre Nation et de son Peuple aux identités retrouvées…

Cependant, il ne faut pas partir sur des « bases » erronées pour que ces dialogues soient constructifs et permettent de rompre d’avec 40 ans de politique menée par le bipartisme  imposé PS-UMP.
Quand on parle de « droite », aujourd’hui, de quoi parle-t-on? Quand on parle de « gauche », croit-on que l’on parle d’une opposition « à la droite » ? Réunir « les droites », ça veut-dire quoi?


Si l’on observe la politique menée depuis 1983 par et les présidences Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, et les gouvernements Mauroy, Fabius, Rocard, Chirac, Juppé, Jospin, Raffarin, Fillon, Valls (pour faire court) , qui peut dire qu’en matière de finances, de fiscalité, d’endettement, de fonctionnement de l’Etat (et des collectivités territoriales), de prébendes distribués aux « bien placés », de soumission aux multinationales, de progression du chômage, de pression sur le pouvoir d’achat des salaires et des pensions, d’affaiblissement de la souveraineté nationale, d’imposition de l’Europe technocratique, d’ouverture inconsidérée des frontières, de creusement des déficits sociaux, de communautarisme et de multiculturalisme, de propension à l’islamisation de notre pays ….(Ouf! j’arrête là l’inventaire…et j’oublie le « raton laveur »!), ils ont agi différemment?

Mondialistes, européistes (de l’Europe des traités indignes de Maastricht, Amsterdam, Barcelone ou Lisbonne), immigrationnistes, islamophiles , tous, oui, « de droite » comme « de gauche »….

Et même pour ce qui est « du sociétal », croyez-vous que la « majorité » de cette droite parlementaire soit différente « de la gauche plurielle » ? Tout montre le contraire : « mariage pour tous », négation de la famille, islamophilie, multiculturalisme (Sarkozy parlait de « métissage »…), acceptation de l’insécurité, partage indécent des ressources, esprit de caste politicienne… Faut-il donner la liste des « élus de droite » qui favorisent l’islam conquérant ? de ceux qui aident au financement public des mosquées? de ceux qui pratiquent l’assistanat social électoraliste ou en direction des illégaux et autres pseudo-migrants d’aujourd’hui?

Il est bien clair qu’aujourd’hui la ligne de partage passe entre ceux qui, de quelque manière que ce soit, profitent de la « mondialisation » et s’activent à décomposer la Nation et son peuple historique, et ceux qui veulent rompre avec cette politique mondialiste qui nous détruit .


Et cela suppose que ce qu’il faut rassembler, ce sont les suffrages des victimes de la politique menée, dans tous les domaines, depuis 40 ans, que ces suffrages viennent « de la droite traditionnelle », de la « gauche plurielle » ou de l’abstention chronique.

Les électeurs qui ont poussé Marine Le Pen et son mouvement à 30% des suffrages viennent de ces diverses sources : il suffit d’analyser les scores des candidats FN aux Régionales, en PACA, dans le Nord-Pas de Calais, en Alsace- Lorraine ou dans le Languedoc Roussillon pour voir qu’une masse importante de voix a transité depuis les anciens fiefs de la « gauche socialiste » et, surtout, « communiste »…


Et si 50% des salariés (ouvriers et employés) qui ont voté ont voté pour Marine et ses amis, cela signifie qu’il y en a autant à gagner…sans parler des salariés abstentionnistes qui souffrent de la politique actuelle et qui n’ont pas encore fait le pas.
C’est en s’adressant directement aux citoyens de notre pays que Marine pourra construire une éventuelle victoire, et si l’appui de personnalités populaires, correctement engagés et prêtes à oeuvrer avec elle peut être utile, ce doit être de manière claire, sans céder à de quelconques arrangements électoralistes, et pour l’aider à gagner.

Mais il est vrai aussi que cette adresse directe de Marine à l’électorat de France suppose une sortie de l’étroitesse de son parti et la nécessité d’avoir un regard, une parole, une vision bien plus larges, bien plus élaborés, bien plus complets et bien plus complexes que ne l’imposerait l’enfermement dans le seul discours anti-immigrationniste ou anti-islam…
Et ce d’autant que tout se tient : l’ouverture tous azimuts des frontières permet de donner au patronat européen (et donc français) une main d’oeuvre bon marché, vulnérable, soumise, d’autant plus que cette main d’oeuvre induit un chômage endémique propice à la main mise de ce patronat sur notre espace social.

Elle permet aussi de transférer dans nos pays des masses d’individus qui allègeront les problèmes des pays non développés que la mondialisation tient à laisser dans l’impasse au nom de sa division internationale du travail et de sa géo politique des ressources énergétiques et agricoles.
Elle permet encore d’instiller dans nos peuples plus cultivés, mieux armés à résister, plus ouverts à la pratique démocratique, des masses incultes, soumises à une pseudo religion anachronique, mortifère et déshumanisante, habituées à réagir en robots conditionnés et poussées à imposer leur communautarisme destructeur dans l’unité laïque de notre société.

Détruire la Nation, détruire le Peuple , détruire ce que les citoyens de ce Peuple ont construit depuis des siècles… et laisser se perpétuer l’état général de l’espace économique mondial qui voit 1% de la planète posséder  99%  des richesses!

Le simple examen de cette seule question permet de comprendre qu’aucun projet politique victorieux ne peut se construire sur un seul aspect de la décrépitude de notre pays, tant les problèmes s’articulent et se solutionnent en même temps.

Il y a donc nécessité à appréhender l’espace politique actuel de manière globale et à construire un projet novateur qui apporte des perspectives claires et unificatrices dans tous les domaines, que ce soit dans celui du refus de l’immigration, du rejet de l’islamisation, de l’effacement de toutes les formes du communautarisme, ou dans celui de la juste rémunération du travail, de la vraie protection sociale et civile, de la performance des services publics, de la moralisation de la vie publique, de la restructuration administrative de notre pays, du rejet de la gabegie financière, de la justice fiscale, de l’efficience de l’enseignement et de la formation, de la juste représentation des forces politiques et de l’exercice quotidien de la démocratie.

Pour faire cela, toutes les forces – que nous appellerons ici de rupture et de progrès – doivent se rassembler sans arrière pensée… et s’unir derrière la seule candidate à même de rencontrer le Peuple de France, puisque c’est ainsi que s’analyse, sous la 5e République, l’élection présidentielle.

Sinon, il faut faire la « révolution » et ouvrir les hostilités de la guerre civile.

Robert Albarèdes

NUIT DEBOUT EN BANLIEUE ! TRIBUNE LIBRE ET CONSTAT !

Nuit debout en banlieue : « Ouvrez les yeux : y’a pas un Arabe, pas un Asiatique, pas un Antillais ! »


Manifester paraît bien loin des préoccupations quotidiennes des habitants de la région parisienne. Seuls les militants se mobilisent.
Les habitants, curieux, regardent le rassemblement mais ne se mêlent pas.

Un grand Noir, la quarantaine, qu’on essaie d’attirer, s’énerve : « Mais vous représentez quoi là ?

Ouvrez les yeux : y’a pas un Arabe, pas un Asiatique, pas un Antillais ! »

Sur une place noire de monde, Almamy Kanouté, responsable du Mouvement Emergence, leur a lancé : « Si on réussit à faire la fusion entre les Parisiens et les banlieusards, là les cols blancs auront peur. »
Ils sont quelque trois cents à se masser devant les barnums prêtés par la mairie sur la place de la Basilique. 

Mercredi 13 avril, Saint-Denis organise sa première Nuit debout. 

Et tout ce que cette ville de Seine-Saint-Denis compte de collectifs militants, de partis et d’associations sont venus pour cette première : syndicalistes de SUD, Coordination des sans-papiers, parents d’élèves des Bonnets d’âne, Mouvement de la jeunesse communiste, écologistes, etc. 

 Le rassemblement compte beaucoup de professeurs, mais aussi des étudiants de l’université Paris-VIII et des organisations qui profitent de la Nuit debout pour faire entendre leur voix. [...]




«Malgré un métissage social et culturel, la majorité des personnes qui sont mobilisées aujourd’hui sont des militants», constate ce parent d’élève engagé. «On n’arrive pas à faire émerger le mouvement vraiment par le bas», déplore-t-il. [...]

Sophie, jeune diplômée en congé parental, tente de faire participer le groupe : «On veut lancer le mouvement et conscientiser les banlieusards mais ça va être difficile, reconnaît-elle. 

Pour eux, ceux de la République sont des bobos parisiens.» [...]


Le Monde

FRANCE: L' INVASION DES MIGRANTS ! LES FRANÇAIS RÉAGISSENT .....

 

 

La plupart des Français estiment que les afro-arabes engendrent une criminalité accrue


La question parlait de « migrants », mais la France ayant été relativement peu touchée par la vague d’invasion dite des « migrants », on peut inférer sans risque d’erreur le jugement des Français sur les africains et arabes présents sur le sol français de plus longue date.


Sputnik :

Une grande majorité de Français (64%) pense que la présence de migrants d’Afrique et du Moyen-Orient sur leur territoire est une « importante source de criminalité ». Ces résultats ont été obtenus dans le cadre d’une étude menée par l’Ifop pour l’agence d’information et radio Sputnik.

Les Français semblent très sensibles quand il s’agit des crimes des immigrés : seuls 8% des personnes interrogées n’ont pas pu répondre à cette question, et seulement 28% estiment que la présence de réfugiés dans leur pays n’a aucune influence sur la hausse de la criminalité.
Résultat du sondage : 64% estiment que les migrants d'afrique et du proche-orient provoquent une hausse de la criminalité

On a une très large majorité qui admet en creux une surreprésentation criminelle afro-arabe. Si on retire les immigrés maghrébins et noirs qui sont certainement plus nombreux à répondre non, cette majorité se fait écrasante, seul un noyau d’extrême gauche irréductible persistant à nier la réalité.
Certains pourront trouver qu’il y a encore trop de réponse « non » et d’indécis.
Mais je verrais les choses sous un autre angle : comment se fait-il que deux-tiers des Français constatent la criminalité africaine et maghrébine tout en s’opposant fermement à tout racisme ?

En effet, au delà de la gauche où on pouvait s’y attendre, le mot « racisme » sème la terreur dans les rangs de la droite jusque même au FN.

 La structure officielle tout comme bon nombre de sympathisants du FN affirment en effet clairement et régulièrement ne pas être racistes.

Or il n’y a pas beaucoup de possibilités :

  • La première, c’est de juger que, au vu du comportement des africains et des arabes dans tous les pays du monde où ils vivent et où ils ont vécu de tout temps ; y compris ceux qui furent adoptés par des familles blanches ; le problème vient fondamentalement de ce qu’ils sont. L’islam peut aggraver les choses, mais il n’est pas la cause première.
  • La deuxièmec’est de croire que les africains et les arabes augmentent la criminalité, mais que ça n’est pas de leur faute : ce seraient des victimes de la société. Théorie manifestement erronée.
  • La troisème, c’est de croire que c’est juste un problème culturel et que ça partira avec suffisamment « d’intégration ». Le problème, c’est que cela ne s’est jamais produit, et que tout indique que cela ne se produira pas davantage ici, pour ne pas dire que c’est fondamentalement impossible. Là encore, le cas des noirs adoptés par des blancs – ce qui élimine le facteur culturel – le prouve. Il semble pourtant que cette explication soit celle adoptée par beaucoup de Français puisqu’ils se refusent à considérer que c’est dans la nature profonde, raciale, intangible, des maghrébins et des nègres d’être davantage criminels.
Pour mettre fin à la criminalité afro-maghrébine le racisme est nécessaire : on ne peut se débarrasser de cette surcriminalité qu’en se débarrassant de la population qui la cause, on ne peut pas débarrasser proprement le pays des millions d’allochtones à papiers français sans utiliser, directement ou en creux, le critère racial.

Le concept de remigration est fondamentalement raciste, et ceux prétendant le contraire fuient le terme. 

La remigration est raciste car :

  • Elle tire sa légitimité de la défense de l’intérêt de la population racialement blanche, plutôt que de l’ensemble bigarré et informe rassemblé sous la citoyenneté française.
  • Elle distingue entre les individus selon un critère racial (même si on peut le camoufler derrière les pays d’origines des ancêtres) afin d’évacuer tout les non-blancs, pour le bien des Français authentiques.
Même si les « -isme » sont des mots souvents gênants, je ne renierais nullement le qualificatif de raciste. Je dis que la remigration est raciste, et que ça n’est pas du tout un problème.

C’est un problème que les Français n’osent pas se considérer racistes, voire pire, tirent fierté de ne pas l’être.   Nous devons changer cela.

http://www.blancheurope.com/2016/04/27/ 




TERRORISME: LE CHEF DU GIGN DÉNONCE .........

Société

Vendredi 29 Avril 2016 à 17:30 (mis à jour le 29/04/2016 à 17:50)

Terrorisme : le chef du GIGN dénonce la "faiblesse de nos démocraties"




Le commandant du GIGN, Hubert Bonneau (à droite), dénonce notre vulnérabilité face aux terroristes. © SIPA 



Sécurité. Le commandant du GIGN a livré sa vision des choses à propos de la lutte contre le terrorisme. Il pointe du doigt notre immense vulnérabilité face à un ennemi qui s'est adapté à la "faiblesse" de nos sociétés démocratiques, selon des propos rapportés par Le Point.





"Je ne fais pas de politique, moi". Le colonel Hubert Bonneau avait annoncé la couleur, il n'a pas menti. Invité à s'exprimer en clôture du forum Technology Against Crime (TAC) de Lyon ce vendredi, le commandant du GIGN a exprimé très clairement et sans langue de bois la situation sécuritaire de la France, comme le rapport Le Point

Les attentats de janvier et de novembre, la menace qui pèse sur le pays, ouvertement en guerre contre l'Etat islamique… Les conclusions et les explications du militaire sont effrayantes.

"Les groupes terroristes profitent d'une véritable faiblesse de nos démocraties, j'ose le dire" a-t-il lancé à l'assistance. 

Selon lui, le mode opératoire des terroristes est redoutablement efficace et très difficile à contrer, avec un "rapport coût-efficacité terrible pour nous". "Ca peut taper n'importe où, n'importe quand, sachant qu'on attaque des cibles molles, pas renforcées. Le champ des possibles est très vaste", a-t-il continué. 

Des déclarations qui vont à l'encontre des discours rassurants diffusés par les autorités depuis plusieurs semaines, à l'approche notamment de l'Euro 2016. 

La compétition de football, qui rassemblera des millions de supporters dans les villes françaises hôtes, est une cible de choix pour qui voudrait commettre un attentat. 

Les "fans zone", ces places publiques où de nombreux supporters pourront venir assister aux matchs sur un écran géant, font notamment débat, mais devraient être maintenues. 

De la folie, si l'on considère les propos du colonel Bonneau.

"On n'a pas vu en France les choses arriver"
 
Le patron du groupe d'intervention de la gendarmerie a d'ailleurs critiqué l'aveuglement français quant à la menace terroriste. "Il faut être honnête et clair : on n'a pas vu en France les choses arriver. Malgré les attentats de Londres et de Madrid, malgré les événements en Afghanistan, au Pakistan. Si on ne les a pas vus, c'est parce que cela se passait loin de chez nous".  



Aujourd'hui, les ennemis vivent au contraire chez nous, dans nos villes et leurs banlieues : "A part quelques personnages en novembre, tous ceux qui agissent sont Français. C'est avant tout une problématique de sécurité intérieure. C'est quelque chose qui nous a beaucoup surpris". Et ces guerriers préparent un coup d'éclat, leurs tours jumelles à eux : "Ces terroristes vont rechercher un 11 Septembre 2.0.
 On est passé d'une entreprise centralisée et secrète à, aujourd'hui, une entreprise décentralisée qui marche sous forme de franchise". 


Autre sujet abordé par le militaire, les moyens de communication et la propagande extrêmement efficace mis en place par l'Etat islamique. 
Les réseaux sociaux, la facilité pour les djihadistes de communiquer et de diffuser des contenus… 

Le meilleur exemple est à ce titre Inspire, le magazine de l'Etat islamique. Il est "remarquable et intéressant", notamment le numéro paru après les attentats de janvier : "On a cinquante pages qui disent ce qui a été bien fait et ce que les Kouachi et Coulibaly ont mal fait ou n'auraient pas dû faire. 

En substance, le magazine dit : Pour l'avenir, voilà ce qu'on vous propose. Inspire, c'est le petit marmitton.com du terrorisme : comment créer des grenades, confectionner des armes; etc".  


C'est précisément ici que les terroristes profitent de la faiblesse de nos démocraties, qui ne peuvent contrôler ce qui circule sur internet comme le font des régimes plus autoritaires. 


Les déclarations d'Hubert Bonneau sont donc à la fois terrifiantes et extrêmement précieuses.

Source et Publication:   http://www.valeursactuelles.com/societe/ 




vendredi 29 avril 2016

QUAND " MARIANNE " PARLE DU WEBTÉLÉ " TVLIBERTÉS " !


TV Libertés, la webtélé des ultra-réacs qui se rêve en "Fox News à la française"




Ce média alternatif fondé par des anciens du Front national s'est imposé dans la "réacosphère" depuis sa création en 2014. Sous ses allures de chaîne neutre et professionnelle, TV Libertés fustige les "commentateurs officiels" et défend une ligne résolument identitaire.
Tous les jours, le "journal" de TV Libertés traite l'actualité sous un filtre très particulier.
"Madame, Monsieur, bonsoir." Non, vous ne regardez pas le journal télévisé de TF1, mais celui de , diffusé quotidiennement sur YouTube et les réseaux sociaux. 

A première vue, rien que de très journalistique : les présentateurs enchaînent les sujets, le ton est posé et semble neutre. Mais très vite, le traitement très particulier de l'actualité met la puce à l'oreille. 

On parle de Nuit debout comme d'un mouvement qui "se démarque surtout par le vide idéologique de ses sympathisants" et bénéficie d'"un traitement de faveur qui contraste avec la répression policière" dont seraient victimes les identitaires de Calais.
 Quand on évoque la baisse du chômage, c'est pour pointer un "nouveau tour de passe-passe du gouvernement" et "les centaines de milliers d’immigrés clandestins ou non" qui viendraient gonfler des statistiques forcément faussées.
On salue les déclarations du président hongrois, Viktor Orban, lorsqu'il s'oppose à "la politique migratoire folle de l’Union européenne". On prononce "François Mitrand" et on appelle le FN "le parti patriote"

Et, sans surprise, on n'apprécie pas tellement les "médias classiques" et les "commentateurs officiels". Surtout Canal+, inévitablement présentée comme le "temple du boboïsme et de la bien-pensance"

Fondée par trois anciens du FN

Bienvenue sur TV Libertés, sorte de mini-BFM 100% réac, qui dispense sur le web sa vision revue et corrigée de l'actualité. 

Créée début 2014, la chaîne a fait son trou dans le petit monde de la "réacosphère", revendiquant 30.000 visiteurs uniques par jour. 
Elle apparaît désormais comme le pendant télévisuel de la vieillissante Radio Courtoisie, antenne traditionnelle de l'extrême droite, dont elle a d'ailleurs récupéré plusieurs animateurs. Jean-Marie Le Pen lui a donné un joli coup de pouce en février dernier, en apparaissant à l'écran affublé d'un masque de carnaval. 

sur le web ! L'idée était du fondateur du FN lui-même. "Quand il m'a dit que ça allait faire du buzz, je n'étais pas du tout convaincu, mais toute la presse mainstream l'a repris", se souvient Martial Bild, l'un des fondateurs de TV Libertés, interrogé par Marianne.

 Outre le sketch de Le Pen, quelques autres invités ont permis à la chaîne de dépasser les 100.000 vues : des têtes d'affiche comme Philippe de Villiers, mais aussi des personnalités dont la notoriété ne dépasse pas les milieux d'extrême droite, comme l'essayiste Pierre Jovanovic ou feu le journaliste Emmanuel Ratier.


"TV Libertés s'est installée dans le paysage", se félicite Jean-Yves Le Gallou, qui a participé à sa création. 

Normal : cet énarque et ancien haut fonctionnaire, eurodéputé FN dans les années 90, est devenu le chantre de la "réinformation", cette nébuleuse de sites ancrés à l'extrême droite qui s'est fait une spécialité de contester "les médias de propagande, subventionnés ou dirigés par des oligarques financiers", dixit Le Gallou. 

TV Libertés est aujourd'hui dirigée par deux autres anciens cadres frontistes, Philippe Milliau et Martial Bild. 

Le premier, qui préside la chaîne, est un ancien du Bloc identitaire, dont il a été exclu en 2012.

 Le second, qui supervise la rédaction, a été membre du FN pendant près de 30 ans. 

La com' et les médias, ça le connaît : "Il y a une vingtaine d'années, il s'occupait de la rédaction de Français d'abord, le mensuel du Front", se rappelle Bruno Gollnisch, ancien numéro 2 de Jean-Marie Le Pen.

Parmi les invités : Marion Maréchal-Le Pen, Christine Boutin, Ivan Rioufol, Nicolas Dupont-Aignan mais aussi l'ultra-libéral Gaspard Koenig.
Aujourd'hui, les trois anciens cadres roulent à leur compte. Et n'allez pas faire des amalgames en les soupçonnant de porter la bonne parole frontiste... "Nous ne sommes la chaîne d'aucun parti politique", jure Martial Bild, qui définit TV Libertés comme "une chaîne de toutes les droites", ayant à cœur "la défense de l'esprit français et de la civilisation européenne".  

Le casting des intervenants reflète cette ligne identitaire. Parmi les invités les plus renommés, citons Christine Boutin, l'ex-frontiste Bruno Mégret, l'éditorialiste du Figaro Ivan Rioufol ou l'intellectuel "ethno-différentialiste" Alain de Benoist. 

Mais TV Libertés parvient à ratisser un peu plus large. Plusieurs députés de droite ont fréquenté son plateau, comme Nicolas Dupont-Aignan, Hervé Mariton ou Thierry Mariani.

 Plus étonnant, on y a aussi aperçu Gaspard Koenig, à la tête du think-tank ultra-libéral Génération Libre.

Gilbert Collard présentateur

Côté FN, plusieurs cadres ont accepté de passer devant les caméras, tels les eurodéputés Nicolas Bay, Louis Aliot et Bruno Gollnisch.

 Plutôt des adeptes de la ligne Marion Maréchal-Le Pen

La députée du Vaucluse a elle-même participé en avril 2015 à l'émission "Bistro Libertés", sorte de Ce soir ou jamais ! où l'on cause entre réacs. 
Surtout, Gilbert Collard, qui n'a pas sa carte au FN mais dirige le Rassemblement Bleu Marine, présente depuis janvier une émission sur TV Libertés. "C'est le seul espace où j'ai trouvé le moyen de parler de littérature. Mais si France Inter me donne une chronique, je prends tout de suite !" explique à Marianne le député du Gard, qui précise être bénévole. 

Dans , Gilbert Collard s'improvise en François Busnel et bavarde pendant une petite demi-heure avec un auteur. 
Après visionnage, on doit bien constater que la conversation tourne souvent autour de l'islam, de "l'immigration catastrophe" ou du "racisme anti-Blancs".
 Mais "si un auteur de gauche ou d'extrême gauche veut venir, je ne demande pas mieux !" assure l'animateur en herbe.



En revanche, Marine Le Pen - comme son numéro 2 Florian Philippot - n'a jamais honoré TV Libertés de sa présence.
 La direction frontiste se méfierait-elle de ce genre de média, pas forcément raccord avec la dédiabolisation ? "Marine Le Pen est invitée, elle viendra le jour où elle l'aura décidé. Il n'y a aucun problème avec ça", assure le très courtois Martial Bild, qui en profite pour lancer d'autres invitations : "J'aimerais avoir Nicolas Sarkozy et François Fillon, mais je ne suis pas demandeur d'Alain Juppé." 
 Toutes les droites, donc, mais plutôt quand elles sont bien à droite…

"Financement participatif"

TV Libertés se distingue de ses petits camarades amateurs de la "réacosphère" par ses moyens et son personnel. 
La chaîne, qui a un statut d'association, compte "cinq ou six permanents", selon la direction, et fait aussi appel à des "prestataires externes"

 Les plateaux d'enregistrement n'ont pas grand-chose à envier à certaines chaînes de la TNT. 
Mais la plupart des sujets diffusés sont des montages d'images piochées ici et là, et la qualité du son laisse parfois à désirer.  
"Quand une équipe fait un reportage à Calais, elle y va en BlaBlaCar", sourit Jean-Yves Le Gallou, qui indique que le modèle économique repose uniquement sur "une multitude de petits et de moyens donateurs".

Un "financement participatif" qui porte ses fruits, à en croire Martial Bild, qui affiche ses ambitions : "Nous avons construit un deuxième studio. Nous souhaitons maintenant aller sur les câblo-opérateurs.  

L'idée, c'est d'être la petite Fox News à la française, toutes proportions gardées évidemment." 
Fox News, la chaîne préférée des républicains américains, où l'on invite des experts assurant

Juste pour vous donner une idée.


Source et Publication:  http://www.marianne.net/tv-libertes-webtele

LES " VALEURS " DE LA RÉPUBLIQUE ???

Débats • Marion Maréchal-Le Pen : pour en finir avec le cléricalisme républicain…

  
Illustration Boulevard Voltaire 

Il paraît que Marion Maréchal-Le Pen se rendrait bientôt à un colloque de l’Action française. Et alors ?

par Nicolas Gauthier
Journaliste, écrivain
 
Nicolas Gauthier.pngDans les années 90, en introduction de son essai, Ni droite, ni gauche, Français !, un certain Samuel Maréchal, alors directeur du Front national de la jeunesse, rappelait cette phrase de Jean-Jacques Rousseau : « La république, c’est lares publica, la chose publique. En ce sens, la monarchie est aussi une république. »

Plus de vingt ans après, comme aurait dit Alexandre Dumas, la petite Marion Maréchal-Le Pen, élevée par qui vous devinez, remet aujourd’hui les pendules à l’heure quand, interrogée par nos confrères de i>Télé, elle explique : « J’appartiens à une génération un peu saoulée par les valeurs de la République qu’on sert en permanence et dont on ne sait pas ce qu’elles recouvrent, ce qui évite d’aller au fond des idées. »

La petite peste blonde prise en délit de récidive ? Oui, car récemment, dans l’excellente revue Charles, elle affirmait déjà : « La France n’est pas que la République ; la République, c’est un régime politique. Je ne comprends pas cette obsession pour la République. Pour moi, la République ne prime pas sur la France. »
Ayant été plus qu’impliqué dans la rédaction de l’ouvrage plus haut évoqué, je me permettrai, quitte à employer ce « je » définitivement haïssable, de rappeler une récente discussion avec un républicain d’envergure et ministre mitterrandien de haute volée, Roland Dumas. 
Thème de la causette ? France et République, les deux à la fois et dans quel ordre ?
Je cite de mémoire, car c’était un peu du « off », mais je connais assez bien l’homme pour savoir qu’il ne m’en voudra pas : « Bien sûr que la France a précédé la République. Après, quand la France est-elle née ? Baptême de Clovis ? Fête de la Fédération ? 14 juillet 1789 ? Et avant ? Vercingétorix ? Nos ancêtres gaulois ? Vaste débat… »  

Débat auquel Marion Maréchal-Le Pen apporte sa modeste contribution, ne serait-ce qu’en permettant qu’on puisse, enfin, tant qu’on en a le droit, débattre de la question.
Après, laissons nos opinions au vestiaire. Et concentrons-nous sur les faits. Pacte républicain ? 
OK. Mais signé quand et par qui, sachant qu’il faut être au moins deux pour signer un contrat, même en cas de divorce. Qui sont ces « deux », donc ? Valeurs républicaines ? Pourquoi pas. Mais lesquelles ? La méritocratie élitiste des hussards noirs de la République ou la tyrannie « elgébétiste » de Caroline Fourest et le déballage mammaire des Femen ? 
La loi sur la préférence nationale à l’embauche, votée à l’instigation de la CGT, de Roger Salengro et de Léon Blum ? Ou la guignolade, tout aussi républicaine, finalement, de SOS Racisme ayant consisté à dresser Français de branche contre Français de souche, ou l’inverse ?
D’un point de vue historique, on se contentera de noter que la « République » – avec un « R » majuscule et entre guillemets, SVP –, ne représente finalement pas grand-chose dans une histoire française se comptant en dizaines de siècles. 
Soit deux cents ans tout au plus, soit une infime période ayant vu se succéder cinq républiques (six en comptant celle de Vichy), le retour de trois rois qui ne savaient plus trop bien où ils habitaient, et deux empires dont le legs juridique et historique mériteraient largement d’être revus à la hausse.

Il paraît que Marion Maréchal-Le Pen se rendrait bientôt à un colloque de l’Action française, et que cela ferait grand bruit, jusqu’au sein même de son propre parti. Et alors ?
Traditionnellement partisan de l’alliance du trône et de l’autel, du sabre et du goupillon, c’est-à-dire à la fois de droite et de gauche et même parfois d’ailleurs, je ne peux qu’approuver.
Il est possible que je ne sois pas le seul.   
 
Journaliste, écrivain
[Boulevard Voltaire, 29.04]

LIVRE " ON A TUÉ LE FILS DAUDET " ( J-P FABRE-BERNADAC )

Action française & Histoire • Jean-Pierre Fabre-Bernadac : « L'affaire Daudet, un crime politique »

  

IMG.jpgENTRETIEN. En novembre 1923 éclate « l'affaire Philippe Daudet ». 
Le fils du célèbre homme de lettres et figure de proue de l'Action française Léon Daudet est retrouvé mort dans un taxi. 
Un prétendu suicide aux allures de crime politique. 


Jean-Pierre Fabre-Bernadac, ancien officier de gendarmerie, diplômé de criminologie et de criminalistique, a rouvert le dossier à la lueur de sources nouvelles.


ROPOS RECUEILLIS PAR RAPHAËL DE GISLAIN
LE 24 NOVEMBRE 1923, BOULEVARD MAGENTA, PHILIPPE DAUDET EST RETROUVÉ AGONISANT DANS UN TAXI. 
QUE S'EST-IL PASSÉ EXACTEMENT CE JOUR-LÀ ?

Il y a deux choses importantes à rappeler à propos de Philippe Daudet pour comprendre ce qui s'est effectivement passé. 

Le jeune homme avait une grande admiration pour son père et il avait tendance à faire des fugues. Agé de 15 ans lors des faits, il avait l'âme excessivement romanesque, exaltée. Juste avant sa mort, il essaie de partir pour le Canada.
 Mais une fois au Havre, il s'aperçoit qu'il n'ira pas plus loin...Dès lors, comment revenir chez lui sans subir les foudres de ses parents ? Comment faire pour que cette nouvelle fugue ne déçoive pas trop son père ? 
Dans son esprit, il s'agit d'être à la hauteur ; son grand-père Alphonse est un immense écrivain et son père Léon une figure royaliste brillante et redoutée. 

Comme il sait que les anarchistes ont déjà essayé de tuer son père un an plus tôt, il se dit qu'un acte de bravoure, qui consisterait à révéler la préparation d'un nouveau complot pourrait faire oublier cette fugue...
 De retour à Saint-Lazare, il se rend donc au Libertaire, journal qui hait Léon Daudet, pour infiltrer les cercles anarchistes. Il tombe dans un panier de crabes parce que le milieu est complètement infiltré par la police politique. $
Avec son air de bourgeois et son projet fumeux d'assassinat de haute personnalité, Philippe Daudet n'a pas dû faire illusion très longtemps.
 Son identité certainement devinée, on l'envoie vers un libraire, un certain Le Flaoutter, indic notoire, et son sort bascule. 
La Sûreté générale, l'organe de la police politique, est prévenue, onze hommes débarquent pour arrêter le jeune homme... qui est retrouvé mort dans un taxi.

LA THÈSE OFFICIELLE CONCLUT À UN SUICIDE. VOUS MONTREZ QU'ELLE EST COUSUE DE FIL BLANC...
En effet, les incohérences se succèdent. Philippe Daudet a récupéré chez les anarchistes un « 6.35 ». Il tenait-là la preuve de son courage vis-à-vis de son père. 
Pourquoi ne rentre-t-il pas chez lui à ce moment-là ? Par ailleurs, il était extrêmement croyant et on ne comprend pas ce geste de suicide - un péché absolu -, d'autant qu'il était heureux chez lui même s'il aimait l'aventure.
 En reprenant le dossier - j'ai pu accéder aux archives nationales de la Police et à l'ensemble des documents de la famille Daudet -, les partis pris de l'enquête m'ont sauté aux yeux. 
Des témoignages fondamentaux sont écartés, des pistes ne sont pas exploitées et les conclusions sont pour la plupart approximatives. 
Le « 6.35 » qui a donné la mort au jeune homme n'est manifestement pas celui retrouvé, vu qu'aucune balle ne s'est chargée dans le canon après le coup de feu comme elle aurait dû le faire automatiquement ; la douille réapparaît dans le taxi dix jours après le drame au moment de la reconstitution, alors qu'il avait été soigneusement nettoyé ; aucun des onze policiers postés spécialement ne voit Philippe Daudet entrer ou sortir de la librairie, les horaires ne concordent pas, etc.

DANS QUEL CONTEXTE IDÉOLOGIQUE S'INSCRIT ETTE DISPARITION ?
Marius Plateau, le secrétaire général de l'Action française, a été tué de 5 balles un an auparavant par Germaine Berton, une anarchiste. À l'issue d'un procès absolument inique, la meurtrière est acquittée... 
Le contexte est donc extrêmement tendu. 
Des élections approchent, qui vont être gagnées par la gauche. Poincaré, qui a eu un lien amical avec l'Action française pendant la guerre - il sait le nombre de soldats et d'officiers qui ont été tués dans ses rangs - change son fusil d'épaule lorsqu'il voit que sa carrière est en jeu.
 Une tension sous-jacente vient du fait que l'Action française essaie de se rapprocher par le cercle Proudhon du mouvement ouvrier. Cela fait peur au pouvoir. 
On craint qu'une forme de national populisme ou monarchisme ne s'installe, d'autant que les scandales comme Panama ou le trafic des légions d'honneurs n'ont fait que discréditer la classe politique. 
Il faut bien voir que les tranchées ont donné naissance à une fraternité nouvelle considérable entre des français d'horizon divers. Le bourgeois et l'ouvrier ont maintenant un point commun : ils ont risqué leur peau de la même manière. Le fascisme, et d'une certaine façon, le national-socialisme sont nés de ce même élan à l'époque. 
Cette union qui bouleverse les classes effraie et on veut y mettre un terme à tout prix.

DANS CE CLIMAT, POURQUOI ABATTRE LE FILS DE DAUDET ?
Disons que, parmi les personnalités de l'Action française, mouvement qui suscitait une inquiétude grandissante, Léon Daudet avait des enfants et que Maurras n'en avait pas... Philippe, avec ce caractère éloigné des réalités, était quelqu'un de facilement manipulable. Voir cet enfant se jeter dans la gueule du loup était une aubaine pour des adversaires politiques. 
Je ne pense pas qu'il y ait eu de préméditation. Je ne crois pas qu'on ait voulu le tuer au départ mais que les circonstances ont conduit la Sûreté générale à le supprimer, lorsqu'elle a su qui elle tenait... Les Daudet étaient des sanguins ; il est possible que, se sentant démasqué, Philippe se soit rebellé, qu'un coup de feu soit parti et que l'on ait voulu maquiller les choses en suicide... 

On y a vu le moyen d'ouvrir une brèche et d'affaiblir l'Action française, qui bien sûr était visée in fine.

IL Y A AUSSI CET INCROYABLE PROCÈS POLITIQUE CONTRE LÉON DAUDET...
C'est la cerise sur le gâteau. Le père vient de retrouver son fils mort dans un taxi. 
Il fait un procès au chauffeur et voilà qu'il se retrouve condamné à cinq mois de prisons ! Il faut bien saisir la perfidie de ce jugement, à travers lequel on a opposé de façon fictive un père et un fils, salissant la réputation de l'un et la mémoire de l'autre. 
Les anarchistes n'ont cessé de répéter au cours du procès que Philippe était des leurs, ce qu'il n'a bien sûr jamais été. Lorsque l'on sait que les anarchistes étaient à l'époque le bras armé de la République, la manoeuvre est particulièrement écoeurante. 
Léon Daudet va finir par se rendre, mais l'histoire ne s'arrête pas là. Grâce au détournement des lignes téléphoniques du ministère de l'intérieur par une militante de l'Action française, il parvient à s'évader d'une façon rocambolesque. Après quoi il est contraint de se réfugier plusieurs années en Belgique...

UNE TELLE AFFAIRE POURRAIT-ELLE SE REPRODUIRE AUJOURD'HUI ?
Le pouvoir donne tous les moyens pour agir en cas de menace. Je crois qu'évidemment de tels évènements pourraient se reproduire aujourd'hui et qu'ils ne sont pas l'apanage d'une époque. 
Depuis 1945, les disparitions troubles d'hommes proches du pouvoir n'ont pas cessé - on en compte au moins trois. 
La police politique n'a pas disparu, elle est inhérente à la République.  

À LIRE : ON A TUÉ LE FILS DAUDET, de Jean-Pierre Fabre-Bemardac, éditions Godefroy de Bouillon, 265 p., 26 euros.