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mardi 31 mars 2015

LE CHÔMAGE ET LA MONTÉE DE L' EXTRÊME DROITE ?


Chômage et montée de l’extrême droite

Chômage et montée de l’extrême droite

 

Laurent Weill, professeur à Sciences po Strasbourg et à l’EM Strasbourg.

♦ Lier la montée du chômage à celle de l’extrême droite est discutable. L’Autriche ou le Danemark sont en situation d’emploi favorable. 

Pourtant, les partis extrêmes y prospèrent.

Un cliché qui associe économie et politique réside dans l’idée qu’un chômage élevé et, plus généralement, une situation de dégradation aboutissent à l’ascension électorale de l’extrême droite.


Ce cliché semble reposer sur l’arrivée au pouvoir de Hitler en Allemagne en 1933 dans un pays avec un taux de chômage exceptionnel, étant donné les références régulières faites à cet événement.

Il a le double avantage de proposer une explication simple et facile à comprendre à la montée actuelle du Front national, mais aussi à la montée du fascisme avant la Seconde Guerre mondiale.
 Il a cependant le double inconvénient d’être invalidé par les faits récents mais aussi d’être historiquement très discutable.

Regardons les chiffres récents. Dans quels pays des partis que l’on peut qualifier d’extrême droite ont fait le meilleur score aux élections européennes de mai 2014 ? Par ordre décroissant, le Danemark (26,6 %), le Royaume-Uni (26,6 %), la France (24,85 %) et enfin l’Autriche (19,72 %). Ces pays sont-ils les plus affectés par le chômage en Europe ? Pas du tout. 

C’est même l’inverse : l’Autriche était en mai 2014 le pays avec le taux de chômage le plus faible de toute l’Union européenne (4,9 %). Le Danemark et le Royaume-Uni avaient également des situations de l’emploi très favorables avec 6,4 % et 6,3 %. 
Seule la France cumulait un score de l’extrême droite très élevé et un taux de chômage à deux chiffres (10,1 %).

Si le chômage favorisait de façon simple l’extrême droite, c’est en Espagne, en Grèce et au Portugal qu’elle aurait dû faire ses meilleurs scores. Il n’en a rien été avec des scores beaucoup plus faibles qu’en Autriche ou en France dans ces pays : le meilleur score d’un parti d’extrême droite dans ces pays est celui d’Aube dorée en Grèce qui fit 9,39 %, soit 15 points de moins que le Front national…

Savez-vous à quelle élection ­présidentielle, depuis 1981, le taux de chômage au moment de l’élection a été le plus faible ? Celle de 2002, avec 7,5 % de chômage. 

C’est pourtant la seule et unique fois où Jean-Marie Le Pen a été au second tour du scrutin et l’année du meilleur score historique de l’extrême droite avec 19,2 % (en tenant compte de la candidature dissidente de Bruno Mégret). 
Même en 1995 et en 2012 où le taux de chômage était beaucoup plus élevé dans notre pays suite aux récessions respectives de 1993 et de 2009, l’extrême droite a fait un moins bon score.

Et historiquement, qu’en est-il ? Le chômage n’a-t-il pas contribué à la montée du fascisme dans les années 1930 en Europe ? 
Probablement en Allemagne, mais cela n’en fait pas une règle universelle. 

Selon l’historien Paul Bairoch, le taux de chômage dans l’industrie atteint à son maximum des années 1930 43,8 % en Allemagne en 1932. 
Ce qui est un niveau exceptionnel parmi les pays occidentaux et survient l’année qui précède l’arrivée au pouvoir par les urnes de Hitler.

Mais il atteint 37,6 % aux Etats-Unis en 1933 et dépasse les 30 % au Danemark et aux Pays-Bas, sans qu’il y ait d’arrivée au pouvoir des fascistes. 
Et hormis l’Allemagne, il n’y a pas un pays d’Europe où la crise des années 1930 a amené au pouvoir un régime fasciste. L’autre grand régime fasciste, l’Italie, est en place depuis l’arrivée au pouvoir de Mussolini en 1922 et ne peut donc voir son émergence liée à la Grande Dépression.

L’implication de ces éléments pour la France d’aujourd’hui est double. D’une part, le taux de chômage important que connaît aujourd’hui la France n’annonce pas en soi un score élevé du Front national aux prochaines échéances électorales. 

D’autre part, une amélioration de la situation sur le marché du travail ne suffira pas nécessairement à réduire ses performances électorales. Bref, l’économie n’explique pas tout.
Laurent Weill
25/03/2015
Source : Les Echos, du 25/03/2015
http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0204252979526-chomage-et-montee-de-lextreme-droite-1105330.php#xtor=EPR-8-%5B18_heures
Correspondance Polémia : 28/03/2015


Image : Si le chômage favorisait de façon simple l’extrême droite, c’est en Espagne, en Grèce et au Portugal qu’elle aurait dû faire ses meilleurs scores. Il n’en a rien été. – Andres Kudacki/AP/SIPA
 

ROUBAIX : LES BOULANGERS PRIÉS DE DÉGAGER ???


Fil d’actualité

Ma petite boulangerie est au bord de la crise :

C'est du pain fait hallal main !


  Dans la nuit de lundi 24 à mardi 25 janvier, des poubelles étaient sciemment installées devant la devanture de la boulangerie Saint-Roch , située rue des Ogiers à l'Épeule quartier de Roubaix
  Quelques minutes plus tard, l'individu à la manoeuvre répandait un liquide inflammable tout autour de l'entrée de la boulangerie avant d'y mettre le feu ..
  Grâce à la vidéosurveillance qui a filmé la scène, un suspect a été interpellé. T. C., 28 ans, a été placé sous mandat de dépôt dans l'attente de son jugement.
   Un incendie qui est intervenu deux jours après qu'un client de la boulangerie eût menacé de mettre le feu au commerce.
  L'énième épisode d'intimidation qui conforte les époux Delval, propriétaires du commerce, dans leur décision de jeter l'éponge après vingt ans passés dans le quartier de l'Épeule.
  - Ça fait vingt ans que nous sommes installés ici. Avant, on n'avait pas de problème mais depuis deux ans, c'est une catastrophe. En huit mois, c'est la troisième fois que nous devons refaire la vitrine suite à des incendies criminels ou des dégradations. On dérange, "ils" nous chassent, on quitte Roubaix.


  Et d'évoquer ouvertement une "mafia locale" qui veut tout s'accaparer. Sous prétexte de violences urbaines, certains tentent de chasser des commerçants pour pouvoir prendre leur place.


  Les policiers découvrent rapidement le coupable


  Et d'une, il a été vu par un riverain qui le connaît.Et de deux, une caméra de surveillance a filmé la scène


  Présenté en comparution immédiate, Tariq Ech Charaoui, 28 ans, n'a guère le choix : il reconnaît mais il demande un délai pour préparer au mieux sa défense.



  La question de sa détention ne se pose même pas.Ceci conforte les époux DELVAL dans leur analyse de la situation et donc à quitter leur boulangerie.

> > Quant aux autres boulangeries, elles ont déjà changé de mains et en voici la liste avec les noms des propriétaires :


> > - Boulanger Pâtissier, Alimentation, DAFFAF Mokhtar, 46 Rue de lEpeule, 59100, ROUBAIX
> > - Boulanger Pâtissier, Alimentation, DBARA Aicha née DEBARA, 161 Rue de lEpeule, 59100, ROUBAIX
> > - Boulanger Pâtissier, Alimentation, LES DELICES DU MACHREB, 112 Rue de lEpeule, 59100, ROUBAIX
> > - Boulanger Pâtissier, Alimentation, AMARI Hadjali, 83 B Rue Pierre de Roubaix, 59100, ROUBAIx
> > - Boulanger Pâtissier, Alimentation, AMARI Hitman, 83 B Rue Pierre de Roubaix, 59100, ROUBAIX
> > - Boulanger Pâtissier, Alimentation, ASANI Ertan, 150 Rue de lalma, 59100, ROUBAIX
> > - Boulanger Pâtissier, Alimentation, AYATE Meftah, 4 Rue de Lannoy, 59100, ROUBAIX
> > - Boulanger Pâtissier, Alimentation, BELAIDI Mouloud, 25 Rue de Tourcoing, 59100, ROUBAIX
> > - Boulanger Pâtissier, Alimentation, BEYYOUDH Nasreddine, 86 Rue de lHommelet, 59100, ROUBAIX
> > - Boulanger Pâtissier, Alimentation, KEBAILI, 222 Rue de Lannoy, 59100, ROUBAIX
> > - Boulanger Pâtissier, Alimentation, BOUNOUA Samir, 66 Rue de Mouvaux, 59100, ROUBAIX
> > - Boulanger Pâtissierr, Alimentation, DALI Fatiha née BOURAHLA, 52 Rue de Cassel, 59100 , ROUBAIX




  Roubaix sera la première ville de France qui sera dirigée uniquement par des musulmans, confirmant ainsi, et si besoin en était, que notre pays est en cours d'envahissement par la secte politico-religieuse que tout le monde connaît


  Ils chassent ouvertement les français de leurs fiefs...mais à entendre nos politiques...


  il n'y a pas de quoi s'inquiéter, ce n'est que de la paranoïa ou du racisme !!!



source:   Non à la mosquée de Quimper ( Facebook )





ET POURTANT

 
C'est un sondage en trois questions concernant le port du voile. Et le résultat est sans appel : les Français de gauche comme de droite disent non à l"islamisation de leur pays.
fr.novopress.info


 

13 h ·
 
C'est un sondage en trois questions concernant le port du voile. Et le résultat est sans appel : les Français de gauche comme de droite disent non à l"islamisation de leur pays.
fr.novopress.info

 
fr.novopress.info

L' AFFAIRE SAÎD BOURARACH : SILENCE POLITIQUE ET MÉDIATIQUE ???


Posted: 31 Mar 2015 12:40 AM PDT


Durant le procès relatif à la mort de Saïd Bourarach, vigile retrouvé mort dans le canal de l’Ourcq après une course-poursuite, les accusés ont affirmé n’avoir aucun lien avec le« sionisme » et la Ligue de défense juive. Leur passé prouve le contraire.

Le 24.03.2015 à 21h51 

Un homme poursuivi par quatre agresseurs et retrouvé mort dans un canal, le corps recouvert de 38 hématomes et du gaz lacrymogène dans les poumons.
Une magistrate chargée de l’instruction et cajolée par un défenseur radical de la Ligue de défense juive.


Des médias qui édulcorent le caractère criminel de l’acte (réduit à une simple « noyade » résultant d’une obscure« pression psychologique ») et qui évacuent d’emblée – à l’instar de la magistrate – l’éventuelle motivation raciste des agresseurs (mention spéciale à Julien Muchielli, journaliste au Dalloz Actualité, qui suggère aujourd’hui que les traces d’hématomes pouvaient avoir été antérieures).

Tels sont les trois principaux éléments de l’affaire Saïd Bourarach, survenue le 30 mars 2010 à Bobigny.

Canal de l’Ourcq, Bobigny, le 31 mars 2010



La famille Bourarach

Le mardi 17 mars 2015, le procès s’ouvrait.
Quatre hommes avaient auparavant été mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, avec usage ou menace d’une arme ». 
L’un d’entre eux, dénommé Lucien Dadoun, ne s’est pas présenté à l’audience. 
Cet homme – dont Bakchich avait divulgué (en mai 2010) l’appartenance à un groupe Facebook dénommé « Sioniste et fier » – est aujourd’hui réfugié en Israël.


Les trois autres mis en examen se nomment Dan Lampel, Michaël Lampel et Dan Sellam (respectivement défendus par les avocats Paul Le Fèvre, Francis Spizner et Anne Freyssinier).

Dan Lampel


Michaël Lampel

Leur nom ne vous est pas familier ?

Et pour cause : contrairement au traitement de l’affaire Fofana, les médias traditionnels continuent de couvrir – a minima – l’affaire Bourarach et précisent rarement – voire jamais, pour la plupart – le patronyme entier des accusés.

Dan Lampel, à droite de l’image, en 2007

Au premier jour de l’audience, les deux frères Lampel – dont l’un n’hésita pas, pour sa défense, à accuser la victime d’avoir tenu, lors de leur altercation, des propos antisémites à son encontre – ont catégoriquement nié toute forme d’extrémisme identitaire.

« J’ai des copains musulmans, des amis noirs. Je ne suis ni sioniste, ni raciste », affirma ainsi Dan Lampel, principal prévenu qui joue désormais la carte de l’amnésie à propos du déroulement exact des faits.

Et son frère Michaël d’ajouter : « Personne ne fait partie et ne soutient la Ligue de défense juive dans ma famille »

Quiconque s’est penché sérieusement sur le dossier Bourarach pourrait être surpris par les allégations des frères Lampel réfutant tout engagement idéologique : la connexion des agresseurs avec la LDJ n’est pas une rumeur ou une « supposition » (comme l’a prétendu le« journaliste » Soren Seelow du Monde) mais un fait établi.

Appelé à la barre pour témoigner en faveur de ses petits frères, David Lampel (un musicien-chanteur à Columbia Records) s'est lui-même affiché comme quelqu'un de "totalement anti-violence" après l'évocation par la présidente du tribunal d'un rapport de police le présentant pourtant comme un proche de la LDJ.


David Lampel en 2005

Les frères Lampel (à droite de l'image, Dan) en février 2015

Comme l'illustre cette capture d'écran -réalisée par "Panamza"- de son compte public Facebook, David Lampel, venu à la rescousse de ses frères impliqués dans la mort d'autrui, est un homme qui ne manque pas d'humour, au regard de son allusion (ironique?) au film Permis de tuer (Licence to kill).


Quiconque s'est penché sérieusement sur le dossier Bourarach pourrait être surpris par les allégations des frères Lampel réfutant tout engagement idéologique : la connexion des agresseurs avec la LDJ n'est pas une rumeur ou une "supposition" (comme l'a prétendu le "journaliste" Soren Seelow du Monde) mais un fait établi.

Voici ce qu'en disait -un mois après le drame- Willy Le Devin,rédacteur de Libération: 

"Les services du renseignement intérieur sollicités après les faits ont bel et bien retrouvé trace de l’engagement du groupe de Pantin, et de Dan L., à la LDJ en 2008, au moment de l’affaire de la rue Petit où trois jeunes juifs avaient été agressés alors qu’ils se rendaient dans une synagogue du XIXe arrondissement de Paris. De source policière toujours, Dan L. et son frère Michael avaient fait savoir à la LDJ qu’ils étaient disponibles pour faire le coup-de-poing contre les jeunes qui avaient tabassé les membres de leur communauté."

Selon un membre de la LDJ, prénommé Maxime et interrogé -fin 2014- par Streetpress, "deux des agresseurs" de Bourarach étaient bel et bien membres de la milice sioniste.

Une autre découverte du journaliste de Libération enfoncait d'ailleurs le clou : 

Plusieurs autres pages Facebook mentionnent l’appartenance de Dan L. à des groupes tel que "Le sionisme par passion, le judaïsme avec fierté", ou encore "Israël n’a volé la terre de personne, c’est notre terre".


Sylvie Moisson et Sammy Ghozlan (un proche de la LDJ), Montreuil, 12.12.13

Quant au caractère raciste de l'affaire, rapidement évacué par Le Monde (mais également par Sylvie Moisson, ex-Procureur de Bobigny en charge de l'instruction jusqu'en juillet dernier, ainsi que par Caroline Fourest et Sammy Ghozlan, l'ex-représenant ultra-sioniste de la communauté juive de Seine-Saint-Denis), il constitue pourtant une question toujours ouverte.

 Le 26 mars 2014, Le Courrier de l'Atlas rapportait que "début 2011, quelques mois après être sorti de détention provisoire, selon une autre source judiciaire, Dan L. a agresséun gardien de square, noir, et aurait selon des témoins, proféré des propos racistes à son encontre.
 Pour cette affaire, Dan L. a été condamné à une peine de prison avec sursis".

Sur ce point également, Le Monde -relayant sans sourciller le point de vue du juge d'instruction- suggèra (en dépit de la proximité idéologique des agresseurs avec la LDJ, un groupuscule ultra-sioniste d'extrême droite réputé pour ses agressions anti-arabes mais cependant toléré par l'actuel ministre de l'Intérieur) que la motivation raciste ne pouvait pas exister puisqu'il n'y a pas eu d'"insultes à caractère racial" entendues par les témoins.

Vous ne revêz pas: grâce à un tel syllogisme, il est désormais possible d'évacuer un motif raciste pour une quelconque agression si celle-ci ne s'accompagne pas verbalement de mots explicites en ce sens.


Une semaine après la mort de Saïd Bourarach, l'auteur de ces lignes -rendu sur place et rentré en contact avec sa nièce Floriane- avait rédigé le premier article d'investigation en ligne sur une affaire aujourd'hui étrangement ignorée, non seulement par les grands médias audiovisuels mais également par les traditionnels réseaux antiracistes de gauche (laïcs ou musulmans), d'ordinaire bruyants au moindre incident islamophobe ou anti arabe.

Peu probable pourtant d'imaginer la même discrétion politique et médiatique de ces militants et des journalistes mainstream si les agresseurs avaient appartenu, de manière caricaturale, à la nébuleuse de l'extrême droite dite classique.


Rappel des faits : 

Passage à tabac et écran de fumée sur Bobigny. Mercredi dernier, le corps de Saïd Bourarach a été repêché dans le canal de l’Ourcq. Victime d’une attaque en bande armée, le vigile est mort de noyade après avoir été malmené par ses agresseurs. Retour sur un crime édulcoré.

Un paysage de désolation. Des lignes de chemin de fer, quelques bennes à ordure, un terrain vague, de la lumière blafarde et cette eau si poisseuse : à l’arrière du magasin Batkor de Bobigny, au nord de Paris, le crépuscule au-dessus du canal de l’Ourcq dévoile un décor saisissant, lugubre et mélancolique, pour qui s’aventure à ses abords. C’est ici, entre le mur du bâtiment recouvert de tags multicolores et la grisaille aquatique, que s’est clos le destin d’un homme à bout de souffle. Saïd Bourarach, vigile affecté à la sécurité de l’entrepôt, meurt noyé au terme d’une course-poursuite le long de la berge.

En amont de cette chasse à l’homme aux multiples zones d‘ombre, six individus dont quatre agresseurs à la responsabilité pénale désormais établie. A l’origine de l’affaire, une provocation : un couple débarque vers 19 h 10, ce mardi 30 mars, à l’entrée de l’établissement situé au 39 rue de Paris, pour acquérir un pinceau et un pot de peinture. L’agent de sécurité leur refuse naturellement l’accès en raison de la fermeture du magasin. Cette procédure régulière irrite pourtant le client, un blond tatoué à queue de cheval. Le ton monte, l’homme retourne à sa voiture et s’exclame « On va revenir tout casser, on va te tuer ! ». Téléphone à l’oreille, il contacte son frère et deux cousins pour lui venir en renfort.

Un peu plus tard, ce sont quatre hommes qui se dirigent vers l’entrée du magasin, munis pour deux d’entre eux d’un cric et d’une grosse pierre. Saïd, vigile et maître-chien, redoute pour l’animal dont il a la charge, Diana. Celle-ci , restée à l’extérieur, est explicitement menacée par la bande armée. « Je vais tuer ton chien ! », avertit l’un des agresseurs.

L’agent de sécurité, muni de sa bombe lacrymogène, décide alors de venir à sa rescousse mais se retrouve très vite entouré par ses agresseurs. 

Une course-poursuite en direction de l’arrière du magasin s’engage. La victime et les assaillants se frayent un chemin au travers du passage situé entre le grillage bordant la berge et la clôture parcourant l’arrière de l’entrepôt. 

D’une largeur de 5 mètres, le chemin du halage, parcouru tout au long par d’anciens rails, constitue la dernière scène de l’agression. Que s’est-il alors passé ? Saïd s’est-il jeté volontairement à l’eau comme l’affirment les suspects ? Ou bien a-t-il été poussé par ses agresseurs ? Son blouson sec et sa bombe de gaz vidée ont été retrouvés sur la berge. 

Lorsque le corps fut repêché le lendemain, vers 16 h, sous le regard accablé de ses proches et collègues, sa chienne Diana, retrouvée également dans l’eau la veille, était également présente, vivante mais impuissante.

Des coups « non-significatifs »

Bourarach. Saïd Bourarach. Ce patronyme en entier, peu de médias l’auront utilisé pour relater l’affaire, préférant se contenter d’un récurrent « Saïd » comme s’il s’agissait d’un enfant, à la manière d’un Grégory ou d’un Younès, autres victimes de faits divers sordides. 

Il faudra bien pourtant habituer journalistes négligents et commentateurs désinvoltes à évoquer, ne serait-ce qu’une fois, le nom de l’homme tombé sous les coups d’une bande armée. 
Saïd Bourarach : un travailleur maghrébin et précaire, nomade et polyvalent, ancien vendeur sur les marchés, féru de mécanique passé au monde de la sécurité.

Un homme quelconque, simplement déterminé à tisser une sécurité financière pour sa famille recomposée, sa femme Nathalie, la fille de celle-ci, âgée de 7 ans et leur fils, bientôt 3 ans. 

Originaire de Berkane, au Maroc, Saïd a vécu à Dijon, où sa famille est installée, avant de s’exiler en banlieue parisienne, voici plus d’un an, pour gagner sa vie. Affecté par l’agence de sécurité Isis Protection auprès du magasin de matériaux de construction Batkor, Saïd Bourarach donne l’image d’un employé tranquille et responsable, prévenant et attentionné pour ses collègues Menat et Mouloud.

Contacté par l'auteur de ces lignes, sa nièce Floriane évoque le dévouement sans faille de son oncle pour sa famille : « Saïd était un bosseur, jamais je ne l’ai entendu se plaindre. 

Avant, il travaillait dans une usine située à plusieurs kilomètres de chez lui, il n’hésitait pas à faire le déplacement à vélo qui était harassant après de longues heures de travail..Il a fait le sacrifice de venir travailler en région parisienne pour sa famille et faisait des allers et retours dès qu’il le pouvait ».
 Mobilisée pour que justice soit faite, sa nièce, étudiante à Dijon, ajoute, avec consternation, que « nous ressentons une terrible injustice à l’heure actuelle. 
Comment un homme qui donnait tout ce qu’il avait a-t-il pu être massacré de la sorte ? ».

L’autopsie réalisée jeudi dernier par l’Institut médico-légal de Paris confirme la noyade et révèle un détail particulier : des « traces d’ecchymose » sur les épaules, le menton et dans le dos. Des traces qui seraient « non significatives », précise curieusement le rapport. A quel moment des coups portés sur un homme font-ils sens ? 

Cela, les experts médicaux ne l’indiquent pas. Le corps sera rapatrié en fin de semaine au Maroc pour être inhumé dans la région de Berkane.

Un passeport dérangeant

Aux alentours du magasin, face au bar-tabac Chez Anna, de nombreuses camionnettes, dans lesquelles se tiennent de secrètes négociations, sont garées. 
L’endroit est un lieu de rendez-vous habituel pour des ouvriers clandestins désireux de trouver une mission pour la journée. Certains seront présents pour témoigner de l‘expédition punitive et préméditée. 

Grâce à la voiture garée d’un des agresseurs, dans laquelle les enquêteurs retrouvent le passeport israélien de l‘un d‘entre eux, les interpellations ont été rapides, notamment dans la ville de Pantin.

Quatre hommes, âgés de 19 à 25 ans et déjà connus des services de police pour des faits de violences et usages de stupéfiants, ont été déférés au Parquet, mis en examen et incarcérés en détention provisoire. Une enquête est désormais ouverte pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, avec usage ou menace d’une arme ». 
Un homicide involontaire, pour lequel le motif « raciste ou religieux » n’a pas été retenu par Sylvie Moisson, Procureur de la République de Bobigny. Un rétropédalage pour la police qui avait laissé entendre au premier jour que la victime avait été « vraisemblablement jeté à l’eau ».

Si l’aspect religieux a d’ores et déjà été évacué par la justice, il est pourtant présent à l’esprit de tous les protagonistes, en premier lieu desquels les suspects. 

Ce sont eux qui ont communautarisé le drame en se présentant comme des personnes dont la confession juive aurait été stigmatisée par le vigile. 
Cette grave accusation, qui discrédite au passage la victime et que personne ne corrobore parmi les témoins de l’agression, sera pourtant reprise comme envisageable par SOS Racisme et le Grand rabbin de France, Gilles Bernheim, qui condamnent évidemment l’acte tout en fustigeant le prétexte invoqué par les suspects – des injures antisémites- comme si ceux-ci étaient avérés. 
Une fois pourtant n’est pas coutume, l’association antiraciste prendra également le soin de soupçonner tout haut la stratégie de la défense d’être une tentative de « manipulation de la thématique du racisme pour couvrir des actes de voyous ». Un chantage à l’antisémitisme en somme, mezzo voce.

RTL et I Télé ont évoqué ouvertement l’appartenance au judaïsme des personnes mises en détention. Mais la plupart des médias ont fait silence sur cet élément mis en avant par les agresseurs eux-mêmes. Un élément tabou dans l’affaire ? Une peur de susciter un regain d’antisémitisme ? Etrange précaution quand on connaît la promptitude des mêmes journalistes à se précipiter sur le moindre fait divers dans lequel des jeunes issus de l’immigration maghrébine et africaine, redoutables « sauvageons/trafiquants/islamistes », font aisément la Une, en toute impunité pour les rédacteurs en chef adeptes du sensationnalisme.

L’affaire emblématique de Marie-Léonie Leblanc, la mythomane du RER D qui avait accusé en 2004 des Arabes et des Noirs de l’avoir violenté, a durablement terni la crédibilité journalistique et explique, en partie, le rejet massif des médias grand public en banlieue.

Nulle surprise, dès lors, à voir la mobilisation pour éclaircir l’affaire se dérouler hors des champs d’action traditionnels. 

C’est sur Internet, au travers des réseaux sociaux et des sites de partage vidéo, que des citoyens révoltés par un flagrant deux poids deux mesures, se manifestent. 

Le silence assourdissant du gouvernement, du Conseil français du culte musulman, de l’ambassade du Maroc et l’édulcoration médiatique ont fait le reste : accentuer la prise de conscience et amplifier la colère de ceux qui considèrent que le meurtre de Saïd Bourarach vaut peccadille aux yeux de l’intelligentsia.

Une cinquantaine de personnes à Bobigny vendredi dernier, plus d’une centaine lundi à Paris et un nouveau rassemblement déjà prévu samedi prochain, place de la République, à 15h. La parole des révoltés parcourt la Toile.

 Et pendant ce temps, Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, menace les « crapules » responsables du caillassage d’un bus en Seine-Saint-Denis sans dire un mot pour dénoncer les brutes du canal de l’Ourcq. On camoufle bien des pans entiers de la réalité. Où sont les élus scandant les pavés pour que la vérité soit établie ? 

Quels sont les relais classiques d’opinion exigeant que justice soit faite autour de ce crime odieux ? Quel éditorialiste a relevé le mensonge accablant d’un des agresseurs, à l’attention des collègues du vigile, qui a prétendu, en prenant la fuite, avoir vu Saïd sortir de l’eau ?

Au contraire de l’intox du RER D, ou de la sordide affaire Fofana, l’indifférence des personnalités publiques triomphe, outrageusement. Serait-ce l’élément le plus incommodant du drame -la nationalité israélienne d’un des suspects- qui scelle toute possibilité d’une quelconque expression ou transparence sur le sujet ? 

A vouloir occulter ce qui est désormais su, c’est précisément nourrir le fantasme de l’antisémitisme que de laisser croire qu’une affaire pénale impliquant des criminels juifs ou israéliens doit être traitée a minima.

Le cœur submergé

Autre temps, autres mœurs. Paris, le 1er mai 1995 : Brahim Bouarram, un Marocain de 29 ans, père de deux enfants, est jeté à la Seine par des sympathisants d’extrême droite, en marge du défilé du Front national. 

Quatre agresseurs seront condamnés dont trois pour non-assistance à personne en danger. Le principal accusé, Michael Fréminet, 19 ans au moment des faits, sera finalement reconnu coupable, trois ans plus tard, d’homicide volontaire et condamné à seulement huit ans de prison, en deçà des réquisitions. Son geste ? Une « gifle » qui aurait fait trébucher Brahim dans l’eau, après que celui-ci l’ait « insulté ». 
Un verdict dérisoire grâce à une habile tactique de défense.

Un traitement judiciaire déplorable mais une mobilisation citoyenne sans commune mesure : quelques jours après le meurtre de Brahim Bouarram, 15000 manifestants ont défilé dans les rues de Paris, indignés à l’image d’un président de la République, François Mitterrand, dont l’un des derniers gestes politiques consista à venir en personne se recueillir sur les lieux du drame.
 A bien des égards, les destins de Brahim et Saïd se ressemblent dans leur fin tragique. 

A une différence près : quinze ans après, que sont devenus les milliers de citoyens soucieux d’interpeller la Justice et la société ? Internet, sans aucun doute, est devenu la nouvelle agora pour ceux qui luttent contre l‘indifférence. 

Une bataille de longue haleine ? Peu importe. Le dernier souffle de Saïd Bourarach, englouti par une nuit de pleine lune, continue de gonfler les cœurs.

AFFAIRE BOURARACH, LE VERDICT : 9, 6, 5 ET 4 ANS DE PRISON POUR LES 4 ACCUSÉS (DONT 2 ÉTAIENT ABSENTS).

Jeudi 26 mars, vers 17h, le tribunal de Bobigny a rendu son verdict dans le procès relatif à la mort de Saïd Bourarach :
* 9 ans d'emprisonnement pour Dan Lampel (absent de l'audience). 
* 6 ans pour Lucien Dadoun (absent de l'audience, réfugié en Israël).
* 5 ans pour Michaël Lampel.
* 4 ans pour Dan Sellam.

Pour le chef d'inculpation retenu (violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et -circonstances aggravantes- commises en réunion avec usage ou menace d'une arme), les 4 hommes pouvaient encourir une peine maximale de 20 ans de prison.

Hier, le ministère public avait requis -respectivement- 12, 6, 6 et 5 ans d'emprisonnement  


Source et Publication:  : Le National Émancipé

TRIBUNE LIBRE A CHRISTIAN VANNESTE !


Ecrit le 31 mar 2015 à 18:38 par Christian Vanneste dans Poing de vue
 

Départementales : on tourne en rond !

La politique a deux visages : la lutte pour prendre le pouvoir et le conserver, la gestion du Bien commun. L’une des caractéristiques françaises est la disproportion en faveur du premier au détriment du second. 

Le manque d’intelligence, de courage et tout simplement de travail qui caractérise le microcosme politique français explique en grande partie les faibles performances d’un pays dont les atouts sont prodigieux et souvent gaspillés. 

En revanche, le nombre de places à occuper, les avantages qui s’y attachent se mesurent à l’âpreté et à l’acharnement des luttes pour les acquérir. Cette appétence se trahit par l’emploi assez scandaleux du mot conquête (ou reconquête) lors des victoires électorales. 

Comme si un parti pouvait s’emparer du territoire et des dépouilles d’un adversaire pour en devenir le possesseur ! Une victoire électorale, c’est l’honneur et la chance de mettre son talent et ses idées au service d’un territoire et de tous ses habitants, même ceux de l’autre camp, dans l’espoir de mieux réussir à défendre et à promouvoir le Bien Commun. 

Ce n’est pas occuper la place au profit de sa tribu ! La quantité d’apparatchiks qui vivent sur la bête et voient dans ces combats l’occasion d’une carrière en faisant de la politique un métier, alors qu’ils seraient plus utiles dans nos outils de production et d’échanges, est d’ailleurs l’une des tares de notre pays.

La compétition politique pour le pouvoir a, elle aussi, deux aspects : le débat et le jeu. Le premier oppose des idées, des valeurs, des projets, des propositions, des programmes. Le second combine tactique et stratégie, calculs, additions ou divisions, alliances ou isolement, à court ou à long terme.
 Là encore le deuxième est de loin le plus important dans la politique française. Les élections départementales en ont fait la démonstration.

 L’avenir des départements n’y a joué aucun rôle. Il s’agissait de préparer la finale, l’élection présidentielle. 
 Tout le reste a été vain bavardage. Celui qui a emporté la partie est clairement Nicolas Sarkozy, parce qu’il est sans doute celui qui considère le plus la politique comme un jeu où les idées ne sont que des moyens tactiques et non des objectifs. Le but est la victoire et le pouvoir qui en découle.

La politique française oppose aujourd’hui trois grandes forces. L’élection présidentielle au second tour n’en retient que deux. Il y a et il y aura toujours la gauche. 

En revanche, il y a deux droites. Le danger mortel pour Sarkozy est que la seconde droite ne supplante la première, que le FN « normalisé » prenne la place de l’UMP, et ne soit face à la gauche au second tour de la présidentielle. 
La tactique choisie a consisté à dénoncer toute alliance avec un parti avec lequel il prétendait n’avoir rien en commun, tout en reprenant certains de ses thèmes. Cela a fonctionné. 

Au second tour des élections départementales, les électeurs FN privés de candidat se sont reportés sur celui de droite. 
Les électeurs de droite et du centre se sont partagés entre abstention, vote en faveur de la gauche ou du FN. Le résultat est que dans la majorité des cas, le FN a perdu les duels et a reculé dans les triangulaires, même lorsqu’il était en tête au premier tour.
 Le renforcement de l’UMP aux municipales et aux départementales lui confère une grande chance d’être présente au second tour des présidentielles à moins d’une improbable et mortelle division. Son adversaire, de gauche ou de droite aura peu de chances de l’emporter, en raison de l’affaiblissement et peut-être des divisions de la gauche et de l’isolement du FN.
La France semble donc condamnée à un jeu de balancier. 

Celui-ci serait clair comme dans les pays qui pratiquent l’élection uninominale à un tour et n’ont que deux partis. 

En France, le jeu est faussé, car en introduisant la proportionnelle dans certaines élections, on a fait émerger un troisième parti qui, en raison du nombre de ses électeurs l’emporte dans ce type d’élections, mais est éliminé dans les scrutins majoritaires, à cause de sa solitude.



 L’ostracisme pratiqué par le PS comme par l’UMP a entraîné le maintien d’un tiers des départements à gauche, notamment dans le bastion du sud-ouest, et la victoire de l’UMP et de ses alliés dans les autres départements. Aucun département n’aura d’exécutif frontiste.
 Or, on voit que l’implantation locale est indispensable pour crédibiliser et légitimer le mouvement et lui permettre de supplanter son rival de droite. 

Le succès éclatant de Robert Ménard à Béziers en fait la démonstration. Son exemple biterrois a fait gagner le FN dans les trois cantons de la ville alors qu’il était battu dans le reste du département. Dans la plupart des villes dirigées par un maire frontiste, les candidats du FN sont arrivés en tête et ont été élus, sauf quand ils ont subi les effets du découpage.

 Il est fort probable que l’élection régionale sera beaucoup plus favorable au parti de Marine Le Pen, mais elle aura un impact plus faible dans l’enracinement.

On peut évidemment maudire l’injustice et la mauvaise foi d’un jeu politique qui accorde plus d’élus au Parti Communiste qui a réuni 1,32 % des suffrages du premier tour qu’au Front National choisi par 25, 24% des électeurs.

 Ce n’est pas tant le mode de scrutin qu’il faut critiquer, lequel évite l’instabilité et dégage des majorités de gouvernement, que l’absence d’alliance à droite, alors que sur de nombreux sujets, des accords pourraient être trouvés.

 Mais la logique de parti l’emporte sur le souci du pays : l’UMP lutte pour sa survie. 

Le FN a entamé une longue marche qui vise peut-être la victoire après un second mandat d’opposition. 

Pendant ce temps, les Français qui ont conscience des retards et des déficits accumulés après des décennies d’alternance calamiteuse, et votent « à droite », risquent une fois de plus d’attendre le miracle d’un élu qui ferait ce qu’il a promis de faire.


Source:http://www.ndf.fr/poing-de-vue/31-03-2015/departementales-on-tourne-en-rond#.VRuFQGY7Ct8
 

DHIMMITUDE: MUSÉES, CULTURE ET PATRIMOINE ! LES INDÉSIRABLES .....


Paris : les « nus » indésirables dans les musées en raison des touristes musulmans ?


6h54
Le nombre de touristes en provenance de pays musulmans étant en augmentation constante, plusieurs musées parisiens pourraient être amenés à prendre des mesures pour éviter de « choquer » ce public, venant souvent en famille, par la présence de tableaux ou de sculptures représentant des hommes et des femmes dans le plus simple appareil.
« Après l’attentat contre Charlie Hebdo, qu’on le veuille ou non, le respect des autres cultures et des autres religions est devenu un impératif.
Si les directions de ces musées ne se sont pas exprimées officiellement sur ce délicat sujet, des indiscrétions n’en filtrent pas moins. « Il y a eu des plaintes de certains visiteurs sur la présence de ‘nus’ visibles par les femmes et les enfants sans le moindre avertissement. » affirme une salariée du Louvre. Un gardien comprend cette interrogation : « Dans notre culture, la nudité est absolument proscrite ».
La mise à l’écart de toutes les œuvres montrant un corps nu n’est pas encore à l’ordre du jour dans l’immédiat mais l’idée suit cependant son chemin.

Parmi les pistes évoquées officieusement, figurent des projets de parcours « familiaux » qui permettraient de visiter un musée sans apercevoir la moindre œuvre « indécente ».


S’exprimant anonymement, le responsable d’un département d’antiquités approuve cette idée : « Cela ne serait pas choquant, il faut nous adapter à la riche clientèle des pays du Golfe et une telle initiative pourrait faire venir les population immigrées qui sont globalement indifférente à la culture française et européenne, trop en décalage avec la leur. »

 Et il ajoute : « il y a bien des hôtels halal, des centre de vacances halal, pourquoi pas des musées halal ? ».


Source    http://www.fdesouche.com/584099-paris-les-nus-indesirables-dans-les-musees-en-raison-des-touristes-musulmans


L' IDENTITÉ FRANÇAISE ( DE SOUCHE ) EN VOIE DE DISPARITION ???


B. Cazeneuve : le mouvement identitaire sera ciblé par la loi sur le renseignement



21h08
Le ministre de l’Intérieur estime notamment que des groupuscules comme le mouvement identitaire, proche de l’extrême droite, peuvent se trouver à « l’origine de violences portant atteinte aux principes fondamentaux de la République« .


« Notre objectif est, par des mesures de police administrative, sous le contrôle du juge des libertés, de prévenir des atteintes graves à la paix sociale. » 


Mardi, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve était auditionné par la commission des lois à propos du projet de loi sur le renseignement.
 Il a refusé d’exclure du champ du texte les mouvements sociaux.



Cazeneuve refuse d'exclure les mouvements…



Le ministre répondait au député socialiste Pascal Popelin, qui annonçait que le groupe SRC envisageait de déposer un amendement précisant le champ d’action des services de renseignement.

 Dans sa rédaction actuelle, regrette le député, le texte permet des « interprétations extensives » qui pourraient être utilisées « à l’encontre des mouvements sociaux ».

« Que les choses soient claires, il y a des mouvements qui, en raison des actions qu’ils déclenchent, peuvent se trouver à l’origine de violences portant atteinte aux principes fondamentaux de la République », a rétorqué Bernard Cazeneuve, qui pense notamment « au mouvement identitaire ».


LCP





Source:   http://www.fdesouche.com/584239-b-cazeneuve-le-mouvement-identitaire-sera-cible-par-la-loi-sur-le-renseignement#



" MADE IN CHINA " , LA CHINE ACHÈTE TRANQUILLEMENT L' EUROPE !


1 avril 2015
La Chine rachète tranquillement l'Europe
La Chine rachète des entreprises en Europe sans que les gouvernements européens tentent d'endiguer ce processus. 

Une indifférence qui s'explique en premier lieu par les bénéfices rapportés à ces entreprises par les exportations de produits "made in China" et par les capacités grandissantes du marché chinois.
© SPUTNIK. ALEXANDER YURIEV


La Chine renforce son influence en Europe
Selon le site d'information français Atlantico, le légendaire producteur de pneus Pirelli s'est retrouvé entre les mains de la China National Tire & Rubber qui a racheté 26,2% des actions du groupe italien et compte ensuite acquérir les autres titres en circulation.

D'après Atlantico, on a appris il y a quelques jours qu'un groupe de sociétés chinoises allait racheter un ensemble de 18 immeubles à Berlin pour 1,5 milliard d'euros. Or, les Européens n'ont pratiquement pas réagi à cette nouvelle.

Selon le président d'AB Marchés, Antoine Brunet, "l'indifférence se situe d'abord et avant tout au niveau des gouvernements occidentaux, qu'ils soient grecs ou italiens, français ou britanniques, allemands ou américains".

"Depuis maintenant vingt ans, la Chine mène avec succès une grande stratégie offensive multidimensionnelle qui vise dans un même mouvement à déstabiliser les pays occidentaux et à ravir progressivement l'hégémonie mondiale aux Etats-Unis", a déclaré M. Brunet dans une interview au site Atlantico.

Il a souligné que l'inertie des pays européens s'expliquait par le fait que leurs grandes entreprises exercent un "lobbying permanent en faveur de la Chine". 
Cette attitude n'a rien d'étonnant, car "une bonne partie de leurs profits provient des énormes marges sur l'exportation de produits made in China et du dynamisme de leurs ventes sur le marché intérieur chinois".
© LIONDW


Paris, Berlin et Rome souhaitent rejoindre la banque asiatique AIIB
Selon lui, en rachetant une part substantielle des actifs physiques d'un pays, la Chine plonge ce dernier dans la régression.

"On voit déjà la Chine tourner comme un vautour autour de pays qui sont notoirement en très grande difficulté: le Venezuela, le Nicaragua, Cuba, l'Argentine, la Grèce… Autant de pays qui sont au bout du rouleau et qui, s’étant lourdement endettés et n'ayant pas ou plus d'actifs à vendre, n'ont plus qu'à négocier le moins mal possible l'abandon de leur souveraineté à une grande puissance, la Chine, la Russie ou les Etats-Unis…

Mais c'est la Chine qui a les poches les plus profondes et qui a le plus de chances de les inscrire dans son orbite géopolitique", conclut Antoine Brunet.


Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/economie/20150330/1015393443.html#ixzz3VtvTiZ8a

FLEXIBILITÉ DU TRAVAIL ! UN COUP DE BARRE LIBÉRAL ?



Flexibilité du travail : ce que prépare le gouvernement

vu sur : http://www.leparisien.fr/economie/flexibilite-du-travail-ce-que-prepare-le-gouvernement-30-03-2015-4651167.php

Pas de coup de barre à gauche, mais une accélération des réformes du marché du travail. 

Au lendemain du second tour des élections départementales, l'exécutif est prêt à accorder plus de souplesse aux entreprises en contrepartie du maintien de l'emploi.

Imposer une baisse des salaires et augmenter le temps de travail, plutôt qu'envoyer les gens au chômage... C'est désormais la doxa gouvernementale en matière sociale. 

Alors que la hausse quasi continue du chômage n'en finit pas de compromettre l'engagement présidentiel d'une inversion de la courbe, l'exécutif va accélérer le chantier de la réforme du marché du travail ouvert il y a deux ans.


Après des discussions menées en coulisse ces derniers jours, selon nos informations, legouvernement s'apprête à poser la première pierre d'un nouveau compromis avec les syndicats... réformistes. 
Objectif : lâcher la bride aux entreprises en difficulté en leur donnant plus de souplesse (aménagement du temps de travail, modération salariale) le temps que la tempête passe. Une demande du Medef. A une condition : le maintien des emplois. 
Les partenaires sociaux doivent se rencontrer aujourd'hui pour en discuter avant une rencontre au sommet le 3 avril.

Depuis deux ans, les « accords de maintien de l'emploi » permettent déjà cette sorte de flexisécurité à la française.


En cas de graves difficultés économiques, par un accord majoritaire avec les syndicats, l'entreprise peut imposer aux salariés de sauvegarder l'emploi en échange de contreparties en termes de salaire ou de temps de travail.

Sauf que le dispositif n'a jamais décollé : seulement quelques dizaines d'accords ont été signés. Cette mesure négociée en 2013 par le patronat, la CFDT, la CFTC et la CGC « doit être améliorée car, de l'avis des experts, y compris les moins ultralibéraux, elle est quasi inapplicable », indique une source gouvernementale.

Coup de barre libéral ?

Parmi les pistes envisagées selon nos informations, l'exécutif souhaite augmenter le délai pendant lequel un employeur peut imposer baisses de salaire et plus d'heures de travail.

 Actuellement limitée à deux ans au maximum, cette durée pourrait être portée à trois ou quatre ans.
Autre assouplissement : jusqu'ici il était impossible de diminuer la rémunération des salariés touchant moins de 1,2 smic, ni de descendre en dessous de ce seuil pour tous les autres. 
Ce verrou pourrait sauter.


Autre modification en vue : les salariés refusant ces modalités bénéficient actuellement d'un droit au licenciement économique, plus avantageux en termes de formation et d'allocations. 
A l'avenir, ce serait un licenciement simple.

Enfin, il est envisagé de revoir la définition jugée trop vague et trop restrictive des difficultés économiques qu'une entreprise doit démontrer pour bénéficier de cette mesure. 
Syndicats et patronat auront apparemment beaucoup de choses à se dire... 

Le gouvernement, lui, devra s'assurer que sa majorité accepte ce coup de barre libéral.


Au soir du second tour, Valls évoquait «de nouvelles mesures»
«Mon gouvernement redoublera d'énergie, avec comme priorité l'emploi, l'emploi, l'emploi», a promis le Premier ministre Manuel Valls, dimanche peu après 20 heures, commentant sans tarder le résultat des élections cantonales, désastreux pour le Parti socialiste au pouvoir.


  «Les Français, par leur vote et même leur abstention, ont dit à nouveau leurs attentes, leurs exigences, leur colère, leur fatigue face à une vie quotidienne trop difficile», avait analysé auparavant le chef du gouvernement, assurant avoir «entendu ce message».

http://www.leparisien.fr/economie/flexibilite-du-travail-ce-que-prepare-le-gouvernement-30-03-2015-4651167.php

ET AUSSI



Ecrit le 31 mar 2015 à 12:07 par Eric Martin dans Poing de vue
 

Joseph Thouvenel : Les outils pour plus de flexibilité existent, le patronat doit les utiliser et investir davantage !

Joseph ThouvenelPour Joseph Thouvenel, invité ce mardi sur Europe 1, les outils pour plus de flexibilité existent mais le patronat semble ne pas les utiliser.

Réputé peu perméable aux idéologies, le Vice-Président de la CFTC juge que le vrai problème réside dans la production française et non dans le droit du travail, déjà assoupli à plusieurs reprises.

« Les accords de maintien de l’emploi, c’était de l’idéologie patronale qui nous a demandé de faire quelque chose qu’on a mis en place et qui ne fonctionne pas.

A ma connaissance, il y en a eu 5 ou 7. Pourquoi ça ne fonctionne pas ? Parce qu’il n’y a pas de besoins, parce que les outils pour répondre existent : le chômage partiel, les intérimaires, les CDD.
Si les chefs d’entreprise ne savent pas que ça existent ni comment l’utiliser… », explique-t-il.


Il continue : « J’ai entendu Pierre Gattaz sur votre antenne nous dire ‘Je veux faciliter le licenciement en CDI parce qu’il faut cesser ce recours systématique des licenciés aux prudhommes’.
Alors je suis allé voir les chiffres : en gros, vous avez aujourd’hui en France 1 million de licenciements par an.

Et 174.000 recours prudhommaux tout compris, licenciements et tout le reste.
Si c’était un recours systématique, il y aurait un million de dossiers aux prudhommes tous les jours.

 Arrêtons l’idéologie, regardons la réalité ».


« Le vrai problème », explique Joseph Thouvenel, c’est que le Made in France ne séduit pas.

« Nous produisons ce que les gens ne veulent pas acheter parce que nous ne produisons pas d’ordinateurs ni de tablettes.

 Ca, c’est le vrai problème et cela veut dire qu’il faut investir ».



 

http://www.ndf.fr/poing-de-vue/31-03-2015/joseph-thouvenel-les-outils-pour-plus-de-flexibilite-existent-le-patronat-doit-les-utiliser-et-investir-davantage#.VRuEUmY7Ct8